"Je ne pense pas que les gens comprennent à quel point le tennis peut être (un sport) solitaire", a-t-il déclaré dimanche dans un entretien au Sunday Telegraph de Sydney.

"Vous êtes seul sur le terrain. Vous ne pouvez pas vraiment parler à qui que ce soit. Vous devez trouver la solution par vous-même. J'ai eu du mal avec cet aspect", y explique le joueur de 25 ans.

Son comportement au Masters de Cincinnati en août 2019 lui a valu une amende de 113.000 dollars, ce qui l'avait ensuite conduit à qualifier l'ATP d'organisation "corrompue" avant de se rétracter.

"Je me souviens de m'être réveillé à Shanghai il y a un an, il était 16 heures et j'étais encore au lit, les rideaux fermés. Je ne voulais pas voir la lumière du jour", décrit l'actuel 45e mondial, disant avoir été "sérieusement déprimé" par moments dans le passé.

"J'avais l'impression que personne ne voulait me connaître en tant que personne, qu'on voyait juste en moi le joueur de tennis pour m'utiliser. Je ne me sentais pas capable de faire confiance à qui que ce soit. C'était un endroit solitaire et sombre", résume Kyrgios.

"Beaucoup de gens me mettaient la pression, je me mettais beaucoup de pression moi-même. J'ai perdu toute joie de jouer et je devenais incontrôlable", ajoute-t-il.

"Je suis devenu dépressif à cause de ce que je pensais devoir être", assure le natif de Canberra, qui a choisi de ne pas prendre part cette année ni à l'US Open ni à Roland-Garros en raison de la pandémie de Covid-19.

Il a profité de cette pause pour s'impliquer dans la collecte de fonds en faveur des victimes des feux de brousse meurtriers de l'été dernier en Australie ainsi que dans sa fondation pour les enfants défavorisés.

"Ça me manque vraiment (d'être sur le circuit). Mais je ne vis et ne respire pas le tennis. Il y a d'autre choses que j'aime faire", souligne-t-il.