Arrivé à Melbourne ce mercredi soir à 23h30 (13h30 en Belgique) avec dans la poche une dérogation médicale qui doit lui permettre de participer au prochain Australian Open (17 au 30 janvier), Novak Djokovic a été arrêté par la police des frontières à sa descente d’avion et placé à l’isolement pendant plusieurs heures car, selon les premières informations, son entourage n’aurait pas demandé le bon document pour entrer sur le territoire mais un visa qui ne tient pas compte de l’exemption médicale.

Pendant toute la nuit, le numéro un mondial est resté "dans une salle où personne ne peut rentrer, a expliqué son père, Srdjan, à un média serbe, B92. Devant cette salle, il y a deux policiers." D’après plusieurs médias serbes et locaux, Djokovic n’avait pas le droit d’utiliser son téléphone portable.

Plus que le problème de visa, la venue du Serbe en Australie a provoqué un tollé avec en toile de fond un conflit politique entre les dirigeants de l’État de Victoria et le gouvernement fédéral. Les premiers ayant validé la venue du Serbe avant de faire marche arrière tout en relevant que les panels d’experts qui ont permis à Djokovic d’obtenir une exemption médicale n’ont pas vérifié l’origine ni la véracité des documents. La décision finale de renvoyer le Serbe chez lui, de le placer en détention migratoire ou de le laisser entrer en Australie devant finalement être prise par la police des frontières.

Une décision qui tomba dix heures après l’arrivée du Serbe avec un visa annulé pour manque de preuves suffisantes pour son exemption et l’ordre de quitter l’Australie. Les avocats du joueur, soutenus par le président serbe, lancèrent ensuite une procédure en appel via une injonction fédérale pour stopper son extradition. Un juge de Melbourne, Anthony Kelly, devait examiner vers 16 heures la requête du Serbe.