Méconnaissable, le Serbe a été laminé par Benoît Paire (6-3, 6-4) pour son entrée en lice.

Novak Djokovic ne sait plus trop où il en est. Et chez lui c’est suffisamment rare pour inquiéter. C’est son fantôme qui a joué vendredi sur le central d’un tournoi de Miami déjà remporté six fois par le Djoker. Il était meilleur à Melbourne avant son opération du coude et même à Indian Wells malgré le coude et la grippe. Nole a surestimé ses forces.

"Je voulais venir, je voulais voir si j’étais capable de jouer, je voulais quelques tournois avant de passer à la terre battue. J’essaie, mais ça ne fonctionne pas. D’évidence, je n’étais pas prêt."

Si ce coude droit est en voie de la guérison, le problème reste qu’après autant de mois sans compétition ni entraînement suffisant, Djokovic n’a pas la caisse suffisante. Il a fondu musculairement, il est moins puissant et moins véloce.

"J’ai bien joué pendant six jeux puis j’ai manqué de jus. Je n’ai pas passé autant de temps qu’il le faudrait à travailler, d’autres choses se sont aussi accumulées. Mais je ne veux pas chouiner. D’autres subissent des blessures plus graves."

À force de compenser depuis deux ans, il a créé des dommages : "Cela a compromis tout le reste de mon jeu à force de changer des choses pour trouver une solution. Je ne suis pas à mon niveau habituel, pas à celui où les gens veulent me voir, pas à celui où je veux être. Je dois trouver une solution."

Le mois perdu ici pourrait lui coûter cher alors que la terre battue se profile. Est-ce raisonnable de jouer Monte-Carlo ?

"C’était le plan, mais attendons de voir comment ça se passe." S’attend-il à retrouver son tennis à un moment donné ? "Je ne m’attends à rien. Je sais les défis que j’affronte."

Arrivé aux États-Unis avec le moral au beau fixe, Djokovic en part des doutes plein la tête.