Olivier respire le bonheur

Tennis

Mig. T.

Publié le - Mis à jour le

Olivier respire le bonheur
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Roland Garros - Rochus a offert un récital contre Faurel

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PARIS Pour son entrée en lice dans le tournoi, Olivier Rochus (ATP 30) n'a pas déçu. Il ne lui a fallu qu'1h37 pour venir à bout (6-1, 6-4, 6-2) du Français Jean-Christophe Faurel (ATP 147), bénéficiaire d'une wild card. «Tout était positif. J'ai bien joué, j'ai eu de bonnes sensations sur le court et je me suis épargné physiquement», analyse-t-il.

De fait, Olivier a survolé les débats de toute sa classe, jouant au chat et à la souris avec un adversaire déboussolé. Amorties, passings, lobs, le n°1 belge passa en revue tout son arsenal de coups. Les statistiques valent mieux que tous les beaux discours: pas une seule balle de break concédée, 72% de premières balles et 23 fautes directes en tout! «J'ai essayé de bien varier les effets et cela m'a plutôt bien réussi. C'est bon signe pour la suite.»

De son propre aveu, Rochus a bénéficié, cette année, d'un tirage au sort favorable. «Mais ce n'est pas un hasard car je suis tête de série. A moi d'en profiter», ajoute-t-il. Au prochain tour, il sera opposé au Tchèque Jiri Vanek. «Ce ne sera pas nécessairement facile. Il sert bien, il tient l'échange. Il faudra que je sois à mon meilleur niveau. Mais il est clair que je préfère jouer Vanek plutôt que Nadal ou Ferrero.»

En cinq participations à Roland- Garros, Olivier Rochus n'a jamais fait mieux qu'un troisième tour. Il sait que l'occasion est belle, cette année, pour gravir quelques échelons. «Ce tournoi n'est sans doute pas mon préféré au niveau de la surface. Mais c'est celui qui suscite le plus de passion en Belgique. Les supporters belges sont si présents au bord des courts que j'ai parfois l'impression de jouer un match de Coupe Davis. Dans cette optique, c'est sûr que j'aimerais réussir un gros truc...»

Seule ombre au tableau: ses petits soucis respiratoires qui le font encore tousser. «J'ai passé des tests chez un pneumologue à Charleroi. Visiblement, c'est lié aux bronches. Je suis encore sous médicaments. Mais je ne suis plus gêné par ce problème durant mes matches.»

Au vrai, Olivier respire, surtout, le bonheur. «C'est vrai, je me sens bien. Je monte désormais sur le court très confiant dans mon jeu. Je sais que j'ai des armes pour ennuyer la plupart des adversaires.»

Son quart de tableau (avec Roddick, Stepanek et Ljubicic, notamment) ne semble pas insurmontable. Alors pourquoi ne pas rêver? Certes, une demi-finale face à Rafael Nadal est encore à des années lumière. Mais, dans l'absolu, elle n'est pas impossible. «Ce qu'il fait est incroyable. Je suis déjà content quand je gagne trois ou quatre matches d'affilée. Lui en est à 54! Mais il perdra bien un jour. Et, pour moi, s'il y en a qui peut s'imposer, c'est Federer.»

© Les Sports 2006

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