MELBOURNE Il s'est coupé les cheveux tout court mais ce n'est pas spécialement pour avoir les idées plus claires. «Julien Hoferlin, mon coach, avait sa tondeuse dans ses bagages. Alors, je me suis dit, pourquoi pas? sourit Olivier Rochus. Après tout, c'est l'été ici en Australie. Et puis, cela repousse vite. Lorsque je serai de retour en Belgique, Amandine, ma petite amie, n'y aura vu que du feu...» De toute manière, ce n'est pas que de sa tête qu'Olivier Rochus (ATP 49) aura besoin, mardi, lors de son entrée en lice à l'Australian Open. Il lui faudra également pouvoir compter sur ses jambes pour ramener les frappes puissantes du Tchèque Jiri Novak (ATP 14), contre qui il s'était incliné en cinq sets l'an dernier au stade du deuxième tour. Et souffrant de périostite, ce n'est pas gagné... «J'en ai une à chaque jambe. Cela suffit, je crois, glisse- t-il, fataliste. Ce n'est pas que je sois incapable de courir mais cela brûle après des points âprement disputés. J'en ai même été forcé de me préparer sur terre battue en Belgique afin de me ménager. Affronter Novak n'est pas un cadeau. C'est un mur qui va me balader de gauche à droite. Enfin, c'est la vie. Je vais surtout essayer de penser à moi et à ce que je dois mettre en place pour faire évoluer mon jeu. La saison, de toute manière, ne fait que commencer...»

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