Olivier Rochus: «Nous avons tout à perdre!»

Tennis

Christian Simonart

Publié le

Olivier Rochus: «Nous avons tout à perdre!»
© Photonews
Il sera l'atout n°1 des Belges à Kiev

KIEV En l'absence de Malisse, il constitue plus que jamais l'atout numéro 1 de la Belgique lors de ce difficile déplacement en Ukraine. Battu au stade des huitièmes de finale à Miami au terme d'une rencontre marathon disputée contre l'Espagnol David Ferrer, Olivier Rochus a profité de quelques jours de congé avant de s'envoler pour Kiev et se mettre à la disposition de l'équipe de Coupe Davis. «Je me suis reposé trois jours. Avec le décalage horaire, je me serais bien arrêté une semaine de plus. Mais il faut savoir faire des sacrifices et aller de l'avant...»

De ce côté-là, pas de soucis, le cadet des deux frères n'est pas du genre à tergiverser. Sa défaite contre David Ferrer est à ce titre déjà rangée au plus loin dans sa mémoire. Olivier préfère d'ailleurs ne conserver que de bons souvenirs de sa tournée américaine. «J'y ai en effet perdu à deux reprises de toute justesse et ce, contre d'excellents joueurs, David Ferrer et... Roger Federer. Cela prouve que je suis en forme et que je joue bien.»

Le n°1 belge entend en apporter une nouvelle démonstration, ce we- ek-end, en Ukraine. «Ce ne sera pas évident! La surface est rapide, tandis que le recul est quasiment nul sur le terrain. Les Ukrainiens ne sont pas connus mais ce sont malgré tout de bons joueurs. Ils joueront sans la moindre pression devant un public totalement acquis à leur cause. Il va de soi que c'est la Belgique qui a tout à perdre dans l'aventure...»

Arrivé lundi en Ukraine, soit un jour plus tard que ces coéquipiers, Olivier Rochus a découvert des conditions d'hébergement et d'entraînement difficiles. «Dans ma chambre, l'eau de la baignoire est orange et la chasse de la toilette ne fonctionne pas. Les conditions ne sont pas optimales mais c'est cela aussi la beauté de la Coupe Davis. A nous de passer au-dessus de tous ces désagréments. Sur le papier, on est vraiment plus fort. Kristof (Vliegen) m'épate depuis l'entame de la saison, Gilles (Elseneer) est fort sur surface rapide alors que Stefan (Wauters) semble être en forme.»

Pour ce qui est de la présence de Julien Hoferlin, son coach personnel, à la tête de l'équipe, l'Auvelaisien admet que la situation est... «bizarre... Pour moi, c'est très bien mais c'est juste que je n'ai pas envie qu'il y ait des problèmes avec les autres joueurs. Heureusement, l'entente est bonne dans le groupe et tout le monde sait qu'il n'y aura pas de favoritisme à mon égard.»

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