La Japonaise, 22 ans, qui avait dans un premier temps choisi de se retirer de l'épreuve après les tirs policiers dans le dos de Jacob Blake, un Afro-américain, dans le Wisconsin, s'est en effet imposée 6-2, 7-6 (7/5) contre la Limbourgeoise à New York.

"Il s'agit de mon premier tournoi depuis la reprise et je suis très heureuse d'être en finale", a-t-elle confié après sa victoire. "Je suis aussi contente d'avoir pu gagner en deux sets, car si j'avais dû jouer un troisième set, je ne sais pas comment j'aurais tenu physiquement. Ma cuisse gauche a toujours tendance à se crisper. Je n'ai pas bien servi, et cela m'a parfois désespéré, mais j'ai réussi à rester calme pour ne pas prendre les mauvaises décisions", a poursuivi l'ancienne N.1 mondiale, qui a évidemment été interrogée sur l'annonce de son forfait initial. "Je voulais simplement créer de l'attention et poser un geste fort. Et je ne m'imaginais pas que cela dépasserait le monde du tennis. J'étais vraiment stressée la nuit dernière et je me suis réveillée en sueur. J'avais mal au ventre et je pense que c'était dû aux nerfs. Je voulais absolument gagner pour donner plus d'impact à ma déclaration."

Il s'agira de la toute première finale de l'année pour Naomi Osaka, déjà victorieuse de cinq titres sur le circuit, dont l'US Open en 2018 et l'Australian Open en 2019. Ce samedi, la Japonaise retrouvera une autre ancienne N.1 mondiale et double lauréate de Grand Chelem en la personne de Viktoria Azarenka (WTA 59), qui a battu Johanna Konta (WTA 15) 4-6, 6-4, 6-1.

"Pour moi, c'est vraiment cool de pouvoir affronter Vika", a-t-elle poursuivi. "Je l'avais rencontrée l'année dernière à Roland Garros, mais je sais que le dur est sans doute sa meilleure surface, tout comme c'est le cas pour moi. Je pense dès lors que ce sera un chouette match à jouer", a-t-elle conclu.