Une finale insolite du 18e tournoi de tennis en salle de Paris-Bercy

PARIS Présentant un classement insuffisant pour entrer directement dans le tableau, ces deux finalistes, qui ne voulaient pas passer par les qualifications, n’ont dû leur présence au Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB) qu’à la cascade de forfaits enregistrés après la publication de la liste des engagés.

Henman fut repêché le premier après le désistement du Suédois Thomas Johansson. Pavel l’avant-dernier après celui de l’Espagnol Carlos Moya.

Accouru d’Allemagne, où il réside, en voiture, le Roumain a déjà gagné un tournoi des Masters Series en 2001, à Montréal. Il avait alors battu l’Australien Pat Rafter, ce qui en dit long sur la qualité de son tennis offensif.

En revanche, Henman a été deux fois finalistes, à Cincinnati en 2000 et à Indian Wells en 2002. Mais son palmarès demeure vierge dans cette catégorie de tournois comme dans ceux du Grand Chelem.
Son parcours impressionnant, jonché des dépouilles du Français Sébastien Grosjean (N.7), du Brésilien Gustavo Kuerten, du Suisse Roger Federer (N.3) et de l’Américain Andy Roddick (N.2), en fait un favori logique. Avant de battre Roddick samedi, Henman l’avait déjà battu à Washington en demi-finale avant d’être éliminé par l’Américain au premier tour de l’US Open. Dans les deux cas, celui qui avait battu l’autre avait remporté le tournoi. Ce qui renforce le statut de favori du Britannique. Enfin, Henman n’a rencontré Pavel qu’une seule fois dans toute sa carrière et l’a battu. C’était au premier tour des Internationaux d’Australie en 1997.

Ce qui est certain, c’est que la finale devrait être d’une très grande qualité offensive entre ces deux adeptes du service-volée.