Demi-finaliste en 2012, Petra Kvitova n’avait plus mis les pieds en deuxième semaine à Paris depuis 2015. La gauchère tchèque a fini par rompre sa malédiction samedi en venant à bout de la Canadienne Leylah Fernandez (7-5, 6-3). Gauchère aussi, Fernandez (100e) a confirmé tout son talent et sa progression de l’année mais va s’en vouloir un moment de ne pas avoir pu boucler le premier set à 5-1, 40-15. Kvitova, du haut de sa grande expérience, aprofité du moment de flottement pour revenir dans le match et se libérer : coup droit en bout de course le long de la ligne, retours gagnants à la chaîne, volée en mode "patte de velours", tout y est passé. Et quand Kvitova lâche le bras, tout change. Capable comme peu d’autres joueuses de claquer des coups gagnants à la vitesse de la lumière dans tous les coins du court et d’imposer une cadence de PlayStation, l’actuelle 11e mondiale peut devenir injouable à n’importe quel moment d’un match.

Fernandez en a fait les frais samedi, et Shuai Zhang risque d’en faire les frais en huitièmes de finale. Kvitova se retrouve là avec une très jolie opportunité sur une surface qui, si elle n’est pas sa meilleure, a tout de même le potentiel pour lui rapporter gros.

"Je devrais faire comme sur ce match, y aller point par point, prendre le temps de trouver mon rythme. Elle est très agressive, donc ce ne sera pas tellement une question de tactique : je vais devoir taper fort."

Pour ça, on peut lui faire confiance !