Tennis L’Allemand, en perdition cette année, est recrue de l’agence du Suisse.

C’est enfin officiel. Après des mois de rumeurs insistantes, Alexander Zverev a officialisé sa signature avec l’agence Team8 fondée par Roger Federer et Tony Godsick, son manager. Godsick se chargera personnellement de l’Allemand pour ce qui est une opération plus délicate que ce qui peut paraître.

Certes, le sixième joueur mondial de 22 ans reste un des principaux prétendants à la succession du Big 3 mais, depuis sa victoire au Masters, il a totalement perdu sa route : entre gros blocage en Grand Chelem et énorme pagaille hors des courts. Traîné en justice par son précédent manager, Patricio Apey, qu’il avait viré sans ménagement en mars, largué par son coach Ivan Lendl : la fusée Zverev est clouée au sol.

"Au moins maintenant quelqu’un d’autre va pouvoir s’occuper de tout ça, et moi je vais récupérer un peu de temps libre", a confié Zverev une fois l’annonce passée. Du temps libre, peut-être, mais il risque toujours de perdre pas mal de millions de dollars en route pour rupture de contrat. Et il n’a plus d’entraîneur, sauf son père bien entendu qui n’a en fait jamais vraiment décroché du rôle. "Avant d’en chercher un nouveau, je dois déjà me retrouver. Et pour ça je préfère continuer avec les gens qui sont avec moi depuis toujours. Il n’y personne en qui j’ai plus confiance que mon père donc tant qu’il est là je ne me sens pas seul."

Godsick va devoir remettre la petite merveille du tennis mondial sur la voie du sommet sur et hors des courts. Parce que Zverev le grand ambitieux qui se rêve comme le prochain Federer traîne pour le moment une réputation d’enfant gâté mal élevé dont la tête a du mal à passer les portes. C’est bien simple, le tournoi de Washington dont il était le tenant du titre lui a dit sans sourciller de passer son tour en voyant le montant du chèque qu’il demandait pour revenir.

Au milieu du chaos, Zverev vient de prendre une très bonne décision en remettant son destin entre les mains de Federer et compagnie. Si eux ne réussissent pas à le faire redescendre sur terre, alors le gâchis pourrait durer. À voir dès New York si le changement portera ses premiers fruits.