Le Canadien galère avec son corps qui l’oblige à se mettre sur pause trop souvent.

Le Canadien, qualifié pour le deuxième tour à Paris, ne réussit pas à convaincre son corps d’ancien no 3 mondial de tenir une saison entière, mais il garde espoir. Son succès face à Cameron Norrie 6-3, 6-2 lui redonne le moral.

On vous pose souvent la question, mais comment ça va en ce moment ?

"Aussi bien que possible. Quand j’ai fini la Laver Cup, j’ai découvert que je m’étais déchiré un adducteur et je ne pensais pas pouvoir jouer un seul autre match cette année. J’étais à deux jours de partir en vacances mais j’ai essayé un autre type de traitement et j’ai récupéré plus vite que prévu. J’avais déjà été forfait à Cincinnati et l’US Open et je ne voulais pas être privé de jeu jusqu’en 2020. Je voulais encore jouer et tenir jusqu’à la Coupe Davis."

Cela a quand même dû être une saison frustrante...

"À un moment ça ne peut pas être qu’une question de malchance... Je vais essayer d’oublier cette saison et me concentrer sur ce que je peux améliorer pour la prochaine. J’espère que la chance va tourner, que je vais enfin réussir à rester en bonne santé suffisamment longtemps. J’ai changé toute mon équipe au fil de la saison déjà, je ne travaille plus avec Fabrice Santoro non plus. J’ai toujours essayé de m’adapter au fur et à mesure plutôt que de soudainementtout faire exploser."

Est-ce facile de garder la motivation ?

"Oui, j’ai toujours le même feu intérieur. Même si parfois il faut le rallumer, quand je suis coincé à la maison sans savoir quand je vais rejouer, ou quand je me lève et que j’ai mal quelque part. Ce qui compte pour moi c’est de pouvoir m’entraîner, d’être libre de me préparer normalement pour revenir sur le circuit : c’est ça qui me remonte le moral."