Coupe Davis. La Belgique devra gagner à Bratislava pour retrouver le Groupe Mondial

LONDRES Alea jacta est. La Belgique est fixée sur son sort en ce qui concerne le barrage qu'elle devra franchir, les 22, 23 et 24 septembre prochains, pour espérer retrouver le Groupe Mondial de la Coupe Davis, quatre ans après sa dernière participation. L'équipe belge désormais dirigée par Julien Hoferlin devra se rendre à Bratislava, en Slovaquie, chez le finaliste de la dernière édition. Jouable mais pas évident...

«Je suis déçu», confia Julien Hoferlin à l'annonce du tirage. «En raison de la règle de l'alternance, nous avions cinq chances sur huit de pouvoir jouer à domicile et malheureusement, nous devrons nous produire en déplacement. Hériter du finaliste de l'édition 2005 ne représente pas un cadeau mais je me dis que pour les Slovaques, les Belges constituaient l'un des pires adversaires possibles.»

Il aura, en fait, fallu deux tirages, mercredi à Londres, pour déterminer qui de la Belgique ou de la Slovaquie bénéficierait du droit d'accueillir cette importante rencontre et hériterait, du coup, de l'avantage de choisir la surface. Les deux nations ne s'étant encore jamais rencontrées dans l'histoire de la Coupe Davis, il fallait bien que l'une des deux puisse organiser le duel et le sort a souri à la Slovaquie.

«Il me paraît clair que nous pouvons nous attendre à jouer en salle sur une surface très rapide. C'est dans ce genre d'environnement que les Slovaques ont affiché leurs meilleurs résultats. Nous avions déjà eu un aperçu de ce que cela pouvait donner en Croatie, il y a un et demi, mais heureusement pour nous, les Slovaques n'ont pas Ljubicic et Ancic. Ils ont Hrbaty et Mertinak.»

Les cas Beck et Malisse

C'est que si la Slovaquie, battue au premier tour du Groupe Mondial par le Chili 4-1 en février, peut compter sur un remarquable chef de file en la personne de Dominik Hrabty (ATP 26), vainqueur de six matches de simple sur sept l'an dernier, et sur un excellent joueur de double avec Michal Mertinak (ATP 196), elle ne possède actuellement plus de deuxième joueur de simple. Karol Beck, le fidèle lieutenant et pensionnaire du Top 50, vient effectivement d'être privé de tennis pour les deux prochaines années après avoir subi un contrôle anti-dopage positif au clenbuterol en septembre 2005 lors de la demi-finale contre l'Argentine.

«Hrbaty est redoutable sur surface rapide, mais pas imbattable. Et si le double slovaque est également très fort, Mertinak est inférieur à tous nos joueurs en simple. J'avoue néanmoins que j'aurais préféré jouer à domicile, même si notre adversaire avait dû, par exemple, se nommer l'Espagne», glissa encore le capitaine belge, qui renouera le contact avec Xavier Malisse la semaine prochaine lors du tournoi de Monte-Carlo. «Je souhaite voir avec lui ce qu'il en est. Septembre, c'est loin, mais il est important de savoir le plus rapidement possible sur qui compter. Le but est d'aligner la meilleure équipe.»

Ce ne sera pas un luxe...

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