Costa, vainqueur en trois sets, était trop fort pour l'Auvelaisien

PARIS Il l'avait battu lors de leurs deux dernières confrontations, à l'Australian Open en 2000 et au tournoi de Valence en 2004. «Mais, cette fois, je n'ai rien pu faire. Il était un ton au-dessus», expliquait Olivier Rochus après sa défaite en trois sets.

Vainqueur du tournoi en 2002, Albert Costa (ATP 29) se sent à Roland-Garros comme chez lui. Ses semelles connaissent personnellement chaque centimètre carré des courts de la Porte d'Auteuil. «Le Costa que j'ai affronté aujourd'hui n'a rien à voir avec celui que j'avais rencontré les autres fois. C'est un autre joueur! Il sert mieux, il bouge vite, il est en confiance. Il m'a baladé d'un bout à l'autre du terrain pendant plus de deux heures à grands coups de gauche-droite. J'ai définitivement compris pourquoi il avait gagné ici il y a deux ans...»

De son propre aveu, Christophe Rochus (ATP 112) a pourtant livré un bon match. «Dans les deux premiers sets, mon niveau était plutôt élevé. Je tenais bien l'échange. Mais il ne ratait rien. Absolument rien. J'avais l'impression de jouer contre un mur. J'ai mené plusieurs fois 0-30 sur son service. Mais je n'ai pas su conclure. Il était toujours là, très vif...»

On crut, un moment, que le match allait basculer lorsque Christophe Rochus, tenace, mena 5-2 dans la troisième manche et s'offrit même une balle de set une balle de set à 5-3. «Mais, là encore, j'ai manqué le coche. En fait, je commençais à ressentir mes éternelles crampes et j'éprouvais des difficultés à prendre mes appuis au service et en coup droit...»

Costa, véritable sangsue, n'en demandait pas tant. Profitant de la faiblesse de son adversaire, il s'empressa de sceller les débats à son avantage, remportant cinq jeux consécutivement. «Il n'y a rien à redire. Il était le plus fort. Même si j'avais gagné ce troisième set, il aurait probablement remporté la partie. Pour avoir une chance de le battre, il aurait fallu que je sois à cent pour cent physiquement. Ce n'était pas le cas. C'est dommage car j'aurais voulu jouer à fond jusqu'au bout, me pousser dans mes derniers retranchements...»

Les crampes deviennent un problème récurrent chez Christophe Rochus. «Et pourtant, je fais tout ce que je dois faire au niveau de la préparation et l'alimentation. Les médecins ont décelé de l'acidité dans mes muscles et m'ont prescrit des produits pour lutter contre ce phénomène. Mais cela ne change rien. C'est très frustrant...»

L'Auvelaisien tire, malgré tout, un bilan satisfaisant de ce Roland-Garros. «Je suis content de mon jeu. J'ai fait de bonnes choses. Sans ce souci physique, je pense que j'aurais pu réussir une meilleure performance. A présent, je vais m'offrir quelques jours de repos en Belgique. Je vais essayer d'améliorer mon handicap au golf. Je suis actuellement 10 et j'aimerais vraiment devenir Single et rejoindre ainsi mon frère Olivier qui est 9! Après, il sera temps de penser à la saison sur gazon et d'essayer de me qualifier pour le tableau final de Wimbledon.»

D'ici quelques semaines, Christophe devrait bénéficier d'un nouveau coach à temps partiel, en partenariat avec Kristof Vliegen. «Disons qu'il s'agira du coach de Kristof et que je profiterai de ses conseils de temps à autres...»

© Les Sports 2004