Enfin, on va savoir. Mardi, Roger Federer effectuera son deuxième grand retour sur le circuit face à Pablo Andujar. En février, à Doha, il avait mis fin à 13 mois sans compétition. Après une victoire et une défaite, il est reparti travailler dans l’ombre durant deux mois.

Son âge, sa longue période de convalescence, la terre battue, le niveau de ses rivaux, autant de facteurs qui l’incitent à la prudence. "Je me pose beaucoup de questions. Il y a plus de points d’interrogation que fin 2016 autour de mon niveau, car je reviens de beaucoup plus loin", dit-il. À Doha, il s’interrogeait sur son niveau de jeu. "Ici, à Genève, je suis plus concentré sur mon retour sur terre battue. Je veux être en bonne santé, être capable d’enchaîner les matchs, servir pendant des heures et récupérer. Alors, ma confiance augmentera."

S’il veut arriver avec un bon rythme sur le gazon, il estime qu’il a besoin de 10 matchs sur terre battue. "Ce qui m’importe, c’est de beaucoup jouer et d’oublier la partie fitness et préparation. Je prends ces matchs comme des entraînements privilégiés. Je me réjouis de voir ce que ça donne."

Il a mis toutes les chances de son côté durant les dernières semaines d’entraînement. Son genou ne montre aucun signe de faiblesse.

S’il attend d’abord de retrouver ses repères, il ne manque pas d’ambition pour l’été avec Wimbledon et les Jeux olympiques.

À bientôt 40 ans, Rodgeur ne se hisse pas au niveau de ses rivaux historiques Rafael nadal et Novak Djokovic. Pas encore.

"La génération des Tsitsipas, Medvedev, Zverev, Rublev est devenue meilleure, elle a pris de l’expérience. Rafa et Novak sont d’un côté, moi de l’autre. Pour le moment, je ne cherche pas à rivaliser avec eux."