Tennis

Au prochain tour, Djokovic rencontrera le Français Jérémy Chardy, quart de finaliste à Rome

Le Serbe Novak Djokovic, N.2 mondial, ne s'est pas laissé déconcentrer par les interruptions dues à la pluie et s'est qualifié très facilement pour le deuxième tour de Roland-Garros, en battant lundi le Portugais Joao Sousa (42e) en trois sets 6-1, 6-2, 6-4.

Djokovic, vainqueur à Rome il y a dix jours, s'est promené, faisant fi des conditions météo difficiles. L'interruption de plus d'une heure, alors qu'il menait 4-1 dans le premier set, n'a pas freiné son élan.

Il a continué à afficher la même aisance à son retour sur le court. Le Serbe, demi-finaliste l'an passé et finaliste en 2012, s'est aussi montré très décontracté, se livrant à un petit sketch avec un ramasseur de balles.

Pendant une brève pause due encore une fois à la pluie, il a invité ce ramasseur à s'installer sur sa chaise, un parapluie en mains. Djokovic a décidé ensuite d'inverser les rôles, en prenant lui-même le parapluie, puis en offrant à boire au jeune homme, avant d'entamer la conversation avec lui.

Tout juste le Serbe a-t-il connu un léger moment de flottement, en laissant Sousa revenir un peu après qu'il eut mené 5-2, 30-0 dans le troisième set.

Au prochain tour, Djokovic, qui rêve de décrocher enfin le seul tournoi du Grand Chelem manquant à son palmarès, rencontrera le Français Jérémy Chardy, quart de finaliste à Rome.

Nadal au deuxième tour en roue libre

L'Espagnol Rafael Nadal, N.1 mondial et huit fois victorieux à Paris, a corrigé l'Américain Robby Ginepri (279e) en trois sets 6-0, 6-3, 6-0 lundi, pour accéder au deuxième tour de Roland-Garros.

Il est difficile de tirer de vrais enseignements de ce match, tant un gouffre béant a séparé les deux joueurs. Ex-N.15 mondial en 2006, Ginepri n'a joué que trois tournois du Grand Chelem depuis qu'il s'est blessé à un coude en 2010 et a sombré dans les tréfonds du classement.

Mais cette victoire expéditive permet tout de même à Nadal de faire oublier ses difficultés récentes - il a concédé trois défaites sur terre battue au printemps, à Monte-Carlo, Barcelone et Madrid, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2004 - et de gagner en confiance.

Une petite polémique avait accompagné la décision des organisateurs de le faire débuter sur le court Suzanne-Lenglen plutôt que sur le Central. Mais il ne s'en est pas formalisé, en survolant un match qui a par instants plus ressemblé à une séance d'entraînement.

Le Majorquin, qui ambitionne de devenir le premier joueur à remporter cinq fois de suite Roland-Garros, devrait subir un test un peu plus sérieux au prochain tour face au Français Paul-Henri Mathieu, ou à l'Autrichien Dominic Thiem.

Wawrinka surpris d'entrée par Garcia-Lopez

Le Suisse Stan Wawrinka, N.3 mondial et vainqueur en janvier de l'Open d'Australie, a subi une défaite complètement inattendue lundi dès le premier tour de Roland-Garros, contre l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez, 41e mondial, en quatre sets 6-4, 5-7, 6-2, 6-0.

Même si la terre battue est sa surface de prédilection, Wawrinka, qui avait décroché à Melbourne le premier titre du Grand Chelem de sa carrière, n'a jamais vraiment réussi à Paris, où il n'a atteint qu'une fois les quarts de finale, en 2013.

Mais il n'y avait été éliminé qu'une fois au premier tour, en 2006 pour sa deuxième participation. Wawrinka était considéré comme l'un des favoris pour le titre, après sa victoire en Australie, qu'il avait confirmée par un succès à Monte-Carlo.

Il restait toutefois sur deux revers qui l'ont sans doute fragilisé, au deuxième tour à Madrid face à l'Autrichien Dominic Thiem, et en huitièmes de finale à Rome contre l'Allemand Tommy Haas.

Garcia-Lopez était un adversaire dangereux pour un premier tour, mais le Suisse a évolué très loin de son meilleur niveau. Il s'est même totalement liquéfié dans les deux derniers sets, alors qu'il avait réussi à revenir à une manche partout.