"Comme je l'ai déjà dit, dans les circonstances actuelles, je ne peux pas et je ne veux pas continuer de jouer", a déclaré le champion espagnol lors d'une conférence de presse, en expliquant avoir subi durant Roland-Garros "plusieurs injections avant chaque match" pour endormir ses nerfs douloureux.

Interrogé plus tôt par nos confrères de France 2 et Justine Hénin, l'Espagnol avouait avoir vécu un calvaire à l'issue de son deuxième tour. "Le moment le plus difficile de ce Roland‐Garros, c’était après le match contre Moutet. Je suis arrivé à l’hôtel et je ne pouvais quasiment plus marcher pour vous dire la vérité. J’ai eu de la chance parce que j'avais mon médecin ici avec moi pendant tout le tournoi, on a vécu beaucoup de choses ensemble et je crois qu'aucun joueur n’a donné autant de travail au médecin de la Fédération espagnole". 

Avant de poursuivre. "Pendant ces deux semaines, j’ai joué avec le pied endormi, on m’a bloqué les nerfs pour que le pied soit insensible".

"J'ai joué sans sensation dans le pied"

Au micro d'Eurosport, le désormais vainqueur de 22 titres du Grand Chelem racontait les coulisses de sa quinzaine. "J'ai joué sans sensation dans le pied. J'ai joué avec une injection dans le nerf, et le pied était endormi, c'est pour ça que j'étais capable de jouer." Alors que la consultante Barbara Schett ne lui demande combien d'injections il a reçu durant la quinzaine, le neveu de Toni lui répondait avec un sourire. "C'est mieux que tu ne le saches pas".

Ce quatorzième trophée soulevé à Paris a un goût particulier pour Rafa.  "C'est pour cela que je dis que je ne peux pas continuer de cette manière, il faut trouver une solution. Je ne sais pas ce qu'il va se passer, donc cette victoire signifie énormément pour moi, elle veut dire beaucoup."