Quoi qu’il se passe, le tournoi de Cincinnati et l’US Open 2020 qui se disputent sur le même site resteront des éditions très spéciales. La crise du Covid-19 a engendré des grands changements dans l’organisation des épreuves américaines avec notamment l’absence sur le site des journalistes. C’est donc via des visioconférences de presse que les joueurs s’expriment. Et ce vendredi, Serena Williams, qui ne fait rien comme les autres, s’est présentée masquée, gantée et avec des lunettes de protection devant l’ordinateur. Des précautions extrêmes que la joueuse américaine explique en raison de ses problèmes pulmonaires.

Serena, que pensez-vous des mesures de sécurité prises par les organisateurs de Cincinnati et de l’US Open ?

“Je pense que c’est vraiment bien. Je veux savoir où vont les gens. Nous devons rester dans cette bulle géante pour nous protéger. Nous sommes nombreux, 128 joueurs et 128 joueuses, cela fait beaucoup à entrer dans cette bulle. Les organisateurs font vraiment du bon boulot. Personnellement, j’applique tout avec même des extra-protocoles en raison de ma santé. Je prends des vitamines et beaucoup de précautions, probablement plus que la plupart des gens mais pas plus que Venus parce qu’elle est dans le même bateau que moi. Ensemble, nous sommes juste conscients de ce que nous faisons. C’est juste ouvrir les yeux mais c’est aussi bon d’être encore en mesure de rivaliser dans ce Grand Chelem.”

Qu’est-ce qui vous a posé le plus de problèmes d’adaptation ?

“Je ne sais pas s’il y a eu quelque chose de trop dur car je faisais déjà très attention et je ne veux vraiment pas de prendre de risques. Je pense que le plus grand ajustement se situe juste sur les tests supplémentaires mais je suis pour ces tests supplémentaires.”

Comme Novak Djokovic, vous avez aussi choisi de loger dans une maison plutôt qu’à l’hôtel ?

“Je ne voulais pas être à l’hôtel parce que j’ai des problèmes pulmonaires et c’est un grand risque pour moi. Dans ma maison, je peux contrôler davantage. Il n’y a pas de personnel d’entretien, personne. J’ai de vrais problèmes de santé et j’ai juste besoin de mettre mon esprit au repos pour être compétitive.”

Est-ce que cet US Open sera marqué d’un astérisque en raison du nombre des absences et des conditions très spéciales ?

“Je ne sais pas. C’est encore du tennis, astérisque ou pas. Toute l’année mérite un astérisque, c’est une année si spéciale, une histoire à laquelle nous n’avions jamais pensé dans ce monde. C’est juste dans l’histoire. Nous vivons une leçon d’histoire. Il y aura toujours un astérisque parce que cela n’a jamais été fait auparavant. Si vous gagnez, c’est “Waouh”, j’ai pu gagner dans ces circonstances folles où il n’y avait pas de fans. C’était juste tellement bizarre mais j’ai traversé ça mentalement. C’est peut-être un test plus mental que n’importe quel autre.”