Wimbledon, cela débute ce lundi !

Il n'y aura qu'un Goffin cette année à Wimbledon. Il ne s'agira pas de David (ATP 13), forfait suite à sa vilaine chute à Roland Garros, mais bien de son frère, Simon. L'aîné de la famille, 29 ans, est présent à Londres en tant que coach de la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (WTA 17), qui affrontera au premier tour l'Australienne Arina Rodionova (WTA 166), issue des qualifications.

"Ce sont des choses qui arrivent. Les blessures font partie de la carrière d'un sportif de haut niveau", a confié Simon Goffin. "Il faut savoir gérer ce genre de contretemps. Cela ne sert à rien de se brusquer pour revenir trop vite parce qu'il y a Wimbledon et qu'on ne figure pas à 100%. David a fait le bon choix en décidant de ne pas jouer. À son niveau, cela ne vaut pas la peine de rentrer dans un tournoi si on n'est pas bien préparé et en pleine possession de ses moyens. Je l'ai souvent au téléphone ou en s'envoie des messages et je sais que sa revalidation se passe bien. Il a recommencé doucement à jouer au tennis il y a deux, trois jours à Monaco et il prend le temps de bien se remettre sur pied. Sa carrière, après tout, j'espère pour lui, est encore longue."

Simon Goffin avoue qu'il a eu peur pour David lorsqu'il l'a vu se prendre les pieds dans la bâche du court Suzanne Lenglen à la fin du premier set de son troisième tour contre l'Argentin Horacio Zeballos (ATP 49). Sa cheville droite s'était méchamment retournée, mais les dégâts, heureusement, furent limités.

"Dans son malheur, il s'en est bien sorti. Quand on le voit passer au-dessus, on pense vraiment au pire. Je me suis dit, cela peut être une fracture. Il peut en avoir pour plusieurs mois. On a attendu quelques jours que la cheville dégonfle et ensuite il m'a dit que c'était moins grave que prévu et qu'il en aurait pour deux à trois semaines d'immobilisation. Il a demandé une wild card pour le tournoi sur terre battue d'Umag. C'est dès lors plutôt bon signe. Cela signifie qu'il pense recommencer prochainement. Il lui faudra sans doute un peu de temps pour retrouver ses marques, mais pour la tournée américaine sur dur, il sera à 100%. Je ne me tracasse pas pour lui", a conclu Simon Goffin.

Bemelmans, défie Haas, qui a "de nouveau mal au dos"

Ruben Bemelmans (ATP 124) va tenter de remporter son premier match de l'année dans un tournoi d'envergure du circuit lundi à Wimbledon. Le Limbourgeois, 29 ans, qui foulera pour la cinquième fois le sacro-saint gazon du All England Club, défiera sur le court n°16 une icône du circuit en la personne de Tommy Haas (ATP 255), 39 ans, ancien N.2 mondial et demi-finaliste à Londres en 2009.

"Wimbledon, c'est mon tournoi du Grand Chelem préféré", a confié le gaucher de Genk, qui s'est extirpé des qualifications pour la quatrième fois de sa carrière. "C'est un endroit magique pour moi. Je me sens toujours assez confiant sur herbe. J'adore cette surface. Elle convient parfaitement à mon jeu agressif et je sais que je peux y briller".

Il s'agira de la toute première confrontation sur le circuit entre Ruben Bemelmans et Tommy Haas, qui a reçu une invitation de la part des organisateurs pour ce qui devrait être son 16e (!) et dernier Wimbledon. "Haas est un joueur incroyable. Il a 39 ans, mais il joue encore extrêmement bien. Je ne pourrai pas lui donner l'occasion de développer son tennis, sans quoi je risque de voir tous les recoins du court".

Tommy Haas, qui s'est encore distingué en battant Roger Federer (ATP 5) à Stuttgart, connaît également Ruben Bemelmans. "Je ne l'ai jamais affronté, mais il connaît la musique vu qu'il figure sur le circuit depuis plusieurs années", a expliqué le joueur allemand. "Il joue très bien sur gazon. Je vais devoir bien servir, ce qui ne sera pas facile car j'ai à nouveau mal au dos", a ajouté Tommy Haas qui a collectionné les blessures tout au long de sa carrière. "Sur une liste de 25, il ne m'en manque sans doute qu'une ou deux pour avoir le package complet. Mais Wimbledon me tient très à cœur. J'espère être prêt".


Darcis: "Berankis peut être dangereux sur surface rapide"

Steve Darcis (ATP 59) effectue son retour à Wimbledon cette année après avoir dû faire l'impasse l'an dernier en raison d'un poignet douloureux. En l'absence de David Goffin (ATP 13), le Sprimontois, 33 ans, sera le joueur belge à suivre dans le tableau masculin. Il défiera mardi le Lituanien Ricardas Berankis (ATP 194), 27 ans, ancien numéro 1 mondial chez les juniors, qu'il a déjà battu trois fois en autant de confrontations sur le circuit Challenger.

"Je pense que ce sera du 50-50. C'est un joueur qui revient de blessure (il a manqué les quatre premiers mois de l'année à la suite d'une opération à la hanche, ndlr), mais qui peut être dangereux sur surface rapide", a expliqué Steve Darcis. "Il a un service correct, mais il retourne surtout très bien et bouge aussi très bien, ce qui est un avantage sur gazon. Il faudra bien commencer le match et beaucoup varier. À Roland Garros, je n'avais rien pu faire contre Raonic. Ici, le match est ouvert. J'ai clairement ma chance et je vais la jouer à fond".

Steve Darcis n'a gagné qu'un seul match en trois tournois de préparation à Wimbledon, contre l'Ouzbek Denis Istomin (ATP 71), dimanche dernier à Antalya. Mais cela ne l'empêche pas d'entrevoir la situation avec optimisme.

"Il faut dire qu'avec Dolgopolov à Rosmalen, Berdych au Queen's et Verdasco à Antalya, je ne suis pas tombé sur des manchots (sic)", a ajouté le Liégeois, qui a notamment tapé la balle avec le Britannique Andy Murray, numéro 1 mondial vendredi.

"Cela ne s'est pas super bien mis jusqu'à présent, mais ce n'est pas grave. Contre Verdasco, en outre, je traînais une petite gêne au dos. Je n'ai pu jouer à fond, mais tout est rentré dans l'ordre. Mon tennis est bien en place. Je me sens bien. Wimbledon est un tournoi que j'apprécie et le gazon est une surface qui se prête assez bien à mon jeu. Je serai très motivé".