"Compte tenu de la répétition de comportements profondément déplacés de la part de Benoît Paire, le Comex de la FFT, sur proposition du DTN Nicolas Escudé et en concertation avec Sébastien Grosjean, capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, a décidé d'écarter le joueur d'une possible sélection pour les prochains Jeux olympiques", affirme-t-elle dans un communiqué, en référence aux écarts de conduite et déclarations polémiques de Paire ces dernières semaines, lors des tournois de Buenos Aires et de Monte-Carlo en particulier.

Début mars à Buenos Aires, au cours de sa défaite dès son entrée en lice face à l'Argentin Francisco Cerundolo (4-6, 6-3, 6-1), classé au-delà de la 100e place mondiale, Paire, 31 ans, avait multiplié les écarts de comportement: il avait craché sur une marque litigieuse jugée en sa défaveur par l'arbitre, avait hurlé plusieurs jurons et complètement saboté sa fin de partie, y compris la balle de match perdue sur une grossière double faute.

Il y avait ajouté une provocation sur les réseaux sociaux dans la foulée en postant une photo de sa page sur le site de l'ATP affichant ses 8,5 millions de dollars de gain en carrière, accompagnée du commentaire "finalement ça vaut le coup d'être nul".

Le comité d'éthique de la FFT s'était alors auto-saisi de ces faits, mais, dans son avis rendu mi-mars, Paire, qui avait adressé une lettre d'excuses à l'instance, avait échappé à une sanction.

"Le constat formel et public de ses manquements à la Charte d'éthique constitue une mesure suffisante, sans qu'il soit nécessaire à ce stade d'en saisir les instances disciplinaires compétentes", avait-il considéré.

Mais les nouvelles déclarations provocatrices de Benoît Paire après sa défaite au premier tour du Masters 1000 de Monte-Carlo il y a une dizaine de jours ont changé la donne.

"Que je gagne ou que je perde, j'en n'ai rien à cirer, ça me passe à des années lumières. Gagner ou perdre dans des conditions pareilles, je m'en fous", a-t-il lâché après s'être incliné contre l'Australien Jordan Thompson au terme de trois heures de match (6-4, 6-7 (3/7), 7-6 (7/5).

"J'ai pris 12.000 euros pour être à l'hôtel tranquille, après je rentre chez moi", avait-il encore lancé.