"Je vous adore, vous me manquez", lançait Novak Djokovic, seul caché derrière le micro dans l’immense O2 Arena vide.

Si les spectateurs avaient pu prendre place dans le temple londonien, ils auraient assisté à une exécution en règle. Novak Djokovic, qui n’a plus perdu son premier match au Masters depuis… 2007, a balayé l’un des héros de Roland-Garros. Le terrien Diego Schwartzman a fait illusion au score en prenant à son compte le premier break, mais le match a trop vite basculé dans l’escarcelle du Serbe qui n’a eu besoin que d’1h18 pour réaliser une volée facile sur sa troisième balle de match (6-3, 6-2).

"Le début du match n’a pas été formidable", confiait Djoko. "La partie a été serrée jusqu’à 4-3. Dans le deuxième set, j’ai commencé à mieux bouger. J’ai moins hésité. Je suis satisfait."

Le Serbe a dominé l’Argentin dans tous les secteurs de jeu. Il en a profité pour effacer les déceptions de ses deux derniers matchs. En finale à Roland-Garros, il avait subi la loi de Rafael Nadal. Pour son retour à Vienne, il avait perdu en quarts de finale face à l’étonnant Lorenzo Sonego. Le score avait été humiliant (2-6, 1-6).

L’Argentine attendait depuis 2013 un successeur à Juan Martin Del Potro au Masters. Diego Schwartzman, qui est entré pour la première fois dans le top 10 en octobre, n’a pas encore dit son dernier mot à Londres. Sa saison reste très positive même si face à Djoko, il n’a pas savouré.

"Tout est difficile contre Novak", dit-il. "C’est très difficile de voir ou de savoir ce qu’il va faire et d’essayer de marquer de bons points…"

Djokovic, qui finira l’année à la première place mondiale pour la 6e fois, tentera de valider son ticket pour les demi-finales dès mercredi face à Medvedev alors que Schwartzman jouera sa survie contre Zverev.