"Et Dieu merci, je ne vais pas jouer contre Svitolina!", a réagi la Roumaine, en référence à l'Ukrainienne qui l'avait battue les deux fois en finale.

Cette fois, elle rencontrera en finale, lundi, la tenante du titre, la Tchèque Karolina Pliskova (tête de série N.2), ou sa compatriote Marketa Vondrousova, finaliste à Roland-Garros l'an dernier.

Sous les applaudissements du public, autorisé pour la première fois depuis le début du tournoi en nombre très restreint, la Roumaine a dû s'employer en demi-finale contre l'Espagnole Garbine Muguruza, tête de série N.9, pour s'imposer en trois sets (6-3, 4-6, 6-4).

En dominant cette demi-finale enlevée entre deux ex-reines de Roland-Garros, face à une adversaire espagnole très accrocheuse malgré des signes de fatigue et des douleurs au dos, Halep a signé sa 13e victoire consécutive. Cette série avait débuté avant l'interruption des compétitions pour cause de coronavirus avec un titre à Dubaï en février et s'est poursuivie à la reprise avec son titre à Prague en août et ses quatre succès à Rome cette semaine.

La deuxième joueuse mondiale avait choisi de ne pas participer aux tournois sur dur de New York fin août, début septembre, afin notamment de mieux préparer Roland-Garros, qui débute dans une semaine.

Muguruza, qui est la dernière joueuse à l'avoir battue, en janvier en demi-finale de l'Open d'Australie, n'a pas pu récivider. Breakée et menée dans les 2e et 3e sets, l'Espagnole a chaque fois réussi à revenir dans le match, mettant jusqu'au bout la pression sur la Roumaine.

"Contre Muguruza, c'est toujours difficile. C'est une joueuse vraiment très, très difficile", a reconnu Halep.

Quant au fait de retrouver des spectateurs? "C'était bien de revoir du monde, même si ce n'est pas moi qu'ils supportaient aujourd'hui. Ils étaient pour Muguruza, mais j'étais content de les voir, j'ai ressenti leur énergie."