"Je suis très heureuse que nous puissions disputer un autre tournoi du Grand Chelem cette année", a-t-elle déclaré à la presse belge ce samedi. "Il y a du vent, il fait froid, comme le voyez, je porte ma veste, mais en tant que joueuse, il faut s'adapter aux circonstances et celle qui y arrivera le mieux aura un avantage. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de ce match contre Gasparyan et je vais donc encore y jeter un coup d'œil. Je sais qu'elle a un revers à une main et qu'elle pourrait user du slice. Elle est grande aussi et peut dès lors bien servir. Le court sera lent et ce sera donc une question de pouvoir en tirer en parti."

Les conditions de jeu seront effectivement bien différentes du Roland-Garros habituel. Et pas seulement en raison de la pandémie du Covid-19. Le soleil risque de ne pas souvent être de la partie - on annonce même pas mal de pluie ces prochains jours - et les nouvelles balles ne rebondiront plus aussi haut qu'au mois de juin. Elise Mertens, cela dit, n'y voit pas un gros problème.

"Ce sera sans doute un tournoi plus dur, mais je n'ai pas de souci à devoir jouer des échanges plus longs et à travailler plus pour remporter un point", a-t-elle poursuivi. "Le fait que la balle rebondira moins haut peut aussi représenter un avantage pour certaines. À l'US Open, le rebond était aussi plus bas et à Rome, il n'était pas très haut non plus. En ce qui me concerne, c'est bien comme ça. J'ai pu jouer plusieurs matches sur terre battue à Rome, puis recharger les batteries quelques jours à la maison, ce qui m'a fait le plus grand bien. Vu la météo, il faut s'entraîner en training et je ne prendrai peut-être pas de bain de glace pour récupérer", a-t-elle souri. "Pour le reste, il n'y a pas grand-chose qui change pour moi. Et je ferai le maximum pour aller le plus loin possible."