Novak Djokovic s'est réveillé une nouvelle fois vendredi, jour du Noël orthodoxe, dans un centre de rétention de Melbourne, après l'annulation de son visa en raison du flou entourant sa situation vaccinale, une affaire qui suscite toujours la polémique en Australie, mais aussi en Serbie.

Le président serbe lui-même, Aleksandar Vucic, a dénoncé jeudi une "chasse politique" visant Novak Djokovic.

Côté australien en revanche, le sentiment est tout autre: de nombreux habitants du pays, qui ont enduré près de deux ans d'interdictions de voyager et des mois de confinements, n'ont pas caché leur colère en apprenant que le joueur bénéficiait d'une dérogation.

Plusieurs joueurs ont aussi manifesté leur interrogations quant à l'exemption obtenue par Djokovic, mais ce dernier a enregistré vendredi le soutien - plutôt inattendu - du fantasque Nick Kyrgios.

"Je me suis fait vacciner à cause des autres et pour la santé de ma mère, mais la façon dont nous gérons la situation de Novak est mauvaise, vraiment mauvaise. C'est un des plus grands champions de notre sport mais il reste avant tout un être humain", a déclaré la star australienne, qui avait pourtant été très critique quand Djokovic avait organisé en juin 2020, au début de la pandémie, un "Adria Tour" en faisant fi de toutes les mesures de précaution sanitaires.