Tina Pisnik a mené la vie dure à Kim Clijsters pendant deux sets

ROSMALEN Un an après s'être inclinée devant Tania Pisnik au même stade de la compétition, Kim Clijsters a pris sa revanche sur la joueuse slovène (WTA 44), hier en fin d'après midi, lors du huitième de finale qui les opposait à Rosmalen. La rencontre de la Limbourgeoise fut cependant tout sauf un long fleuve tranquille, Pisnik, avec qui Kim a déjà fait équipe à Wimbledon, se révélant être particulièrement inspirée par le gazon hollandais. Alternant le bon et le (beaucoup) moins bon en début de rencontre, notre compatriote n'a pas réussi à bousculer son adversaire dans le premier set, la Slovène, par ailleurs excellente joueuse de double, réussissant même à monter régulièrement au filet et à s'appuyer sur son remarquable toucher de balle pour tenir la dragée haute à la Limbourgeoise. «Je reconnais que son slice m'a beaucoup gênée, expliquait Kim à l'issue de la rencontre. J'avais pourtant retenu la leçon de notre précédente confrontation, ici même, et le but que je m'étais fixé était de me tenir alerte dès le début du match et de lui mettre un maximum de pression sur les épaules afin de lui faire commettre un maximum de fautes directes. Cela n'a pas vraiment fonctionné au début mais j'ai su reserrer le jeu à un moment important, dans le premier tie break.»

En remportant la première manche, la citoyenne de Bree avait effectivement réalisé le plus difficile, même si elle dut effacer deux balles de break dès le premier jeu du second set. Pisnik lâcha ensuite sa mise en jeu à 2-1 et une partie de sa concentration, perdant ainsi le fil de la rencontre l'espace de quelques jeux. A 5-3, Kim Clijsters n'avait dès lors plus qu'à conclure sur son service mais la Slovène trouva les ressources pour inquiéter très sérieusement la Limbourgeoise, recollant au score avant de s'emparer de la mise en jeu de Clijsters. Celle-ci put toutefois inverser immédiatement la tendance et forcer un nouveau tie break. Peu à l'aise sur leurs engagements respectifs, les deux joueuses se firent alors des politesses jusqu'au moment où Clijsters remporta un échange marathon qui sonna le glas des espérances de Pisnik. «Affronter Pisnik sur herbe est loin d'être une sinécure, témoignait Marc Dehous, le coach de Kim Clijsters. Elle use parfaitement du slice et, avec les faux bonds caractéristiques de cette surface, cela peut jouer très vite sur la confiance de l'adversaire. Mais, dans l'ensemble, Kim s'est bien tirée d'affaire.»

En demi-finale, le numéro deux mondial affrontera l'Allemande Barbara Rittner, tombeuse d'Amélie Mauresmo au second tour. «J'ai vu quelques bribes de son match contre la Française. Elle frappe sans doute moins fort que moi mais je sais qu'elle aime prendre l'initiative. A moi de l'en empêcher!» conclut Kim, en espérant que la météo ne l'obligerait plus, comme hier, à tuer le temps dans les vestiaires.

© Les Sports 2003