Des joueurs qui prennent des substances interdites ou qui se laissent séduire par quelques liasses de billets pour changer le cours d’un match. Comme d’autres sports, le tennis est touché par les fléaux du dopage et de la corruption, surtout au plus bas niveau de sa pyramide professionnelle. Pour lutter au mieux face à ces tricheries, la fédération internationale de tennis (ITF) a créé une agence indépendante, l’Agence Internationale d’Intégrité du Tennis (ITIA), qui depuis ce premier janvier doit gérer ces dossiers. Un budget de 14 millions d’euros ayant été alloué à la mise en place de cette structure pour la saison 2022. Tous les joueurs professionnels seront contactés conjointement par l’ITF et l’ITIA dans les semaines à venir pour confirmer la décision et fournir de plus amples détails sur les modifications apportées au programme antidopage du tennis et les mises à jour de la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Depuis ce premier janvier 2022, le site Web de l’ITIA intégrera toutes les informations du programme antidopage du tennis.

En ce qui concerne la lutte spécifique contre la corruption, une clause d’association interdite a été ajoutée et interdira à toute personne sanctionnée pour corruption d’avoir un lien sportif ou professionnel avec les participants en compétition ou hors compétition. De plus, retrouver la lutte contre le dopage et contre la corruption au sein d’une même agence permettra des enquêtes croisées.

David Haggerty, président de l’ITF se montrait satisfait de ce changement dans la lutte contre le dopage et la corruption.

"C’est un moment très important pour le tennis. En tant que sport, nous nous sommes engagés à plus de transparence et à une totale indépendance dans la gestion des programmes antidopage et anti-corruption. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’ITIA pour assurer un transfert transparent des responsabilités et nous sommes impatients de soutenir leurs efforts à l’avenir."