Alors que l’Australian Open débute dans trois mois (17 au 30 janvier), les joueurs ne connaissent pas encore les conditions d’accès à l’île-continent qui développe depuis le début de la pandémie une gestion extrême avec l’objectif du zéro Covid sur son territoire. Depuis le début de la pandémie, Melbourne a connu plus de 300 jours de confinement. L’an dernier, les joueurs avaient été acheminés par des vols charters en Australie avant de devoir respecter une quarantaine de deux semaines. Une quarantaine avec un créneau quotidien de cinq heures pour s’entraîner pour les plus chanceux et une quarantaine stricte dans leur chambre d’hôtel pour ceux qui avaient eu le malheur d’être considérés comme un cas contact. Ce qui était arrivé à une septantaine de joueurs qui avaient pris le même avion qu’un positif.

60 à 65 % de vaccinés

Il ne faut donc pas s’attendre à plus de laxisme de la part des autorités australiennes, d’autant plus que par rapport à l’édition 2021, une arme supplémentaire est venue s’ajouter pour lutter contre le Covid-19 : la vaccination. Mais cette dernière ne semble pas séduire. Il a été rapporté dernièrement que le taux de vaccination sur le circuit ATP est de 65 % et de 60 % à la WTA. "Notre message aux joueurs, c’est que s’ils veulent les meilleures conditions à Melbourne, le mieux est qu’ils soient vaccinés, et c’est la responsabilité de tout le monde de pousser à la vaccination. Car les conditions d’accueil seront très différentes selon que l’on soit vacciné, ou pas…", a expliqué Casey Dellacqua, parlant au nom de la Fédération australienne de tennis.

Selon les premières rumeurs, le joueur vacciné vivra d’abord dans une bulle ouverte aux entraînements durant six jours, avant de pouvoir disputer deux tournois, toujours sous bulle. Le non-vacciné, lui, devra passer par la quarantaine stricte en hôtel clos, sans possibilité de jouer la moindre compétition préparatoire avant le Grand Chelem. Ce qui pourrait inciter certains joueurs à ne pas se rendre en Australie. Enfin, comme l’an dernier, les qualifications seront délocalisées (la WTA à Dubai, l’ATP à Abu Dhabi ou Doha).