L’Américain Andy Roddick, vainqueur dimanche de l’US Open de tennis encore sous le coup de l'émotion, se prête à l'interview

NEW-YORK Réalisant «un rêve de gosse» au moment de soulever le trophée des Internationaux des Etats-Unis, dernière levée du Grand Chelem, Roddick ne «parvenait pas à croire» qu’il venait de remporter son premier titre majeur.

Q: Comment vous sentez-vous maintenant que vous avez remporté votre premier tournoi du Grand Chelem?

R: «Je ne pense pas qu’on aurait pu écrire meilleur scénario que celui-ci. Pete (Sampras) et Michael (Chang) qui partent à la retraite cette quinzaine et moi qui remporte mon premier Grand Chelem. J’ai regardé tellement de finales du Grand Chelem quand j’étais petit que je n’arrive pas à croire que j’ai remporté l’US Open. J’ai des millions de choses qui me passent par la tête en ce moment. J’étais à un point de me faire éliminer du tournoi en demi-finale et aujourd’hui je lève la coupe. Je n’arrive toujours pas à la croire. Je n’arrive pas à croire que je suis en conférence de presse en tant que champion de l’US Open. C’est tout ce dont j’ai toujours rêvé. Incroyable est le mot que j’utiliserai pour définir mes deux semaines. Mais j’aurai une meilleure définition dans quelques jours. Je suis encore estomaqué. Quand j’ai été trouver mes parents dans les tribunes, je leur ai dit: »Je viens de gagner l’US Open. Je viens de gagner l’US Open«. Ma mère m’a répondu : »Tu viens de gagner l’US Open, tu viens de gagner l’US Open.«

Q: Comment jugez-vous votre performance face à Juan Carlos Ferrero?

R: "En entrant sur le court, je ne savais pas à quoi m’attendre. C’était un peu l’inconnu pour moi. J’étais surpris à quel point j’étais calme. Je ne sentais aucune pression sur le court. J’ai été très agressif dès le début du match. J’ai très bien joué, surtout au premier set. Il n’a pas pu mettre son jeu en place. Dans le jeu décisif du second set, j’étais un peu surpris - il est vrai- par certaines fautes qu’il ne fait pas d’habitude".

Q: Avez-vous une pensée pour Tarik Benhabiles (le Français qui fut son premier entraîneur avant que Roddick n’opte en juin dernier pour Brad Gilbert)?

R: "C’est vrai que je ressens un petit vide qu’il ne soit pas là. Si j’avais fais un discours, j’aurais salué Tarik. Brad prend beaucoup de crédit aujourd’hui mais Tarik était à mes côtés pendant quatre ans et il me connaît peut-être mieux que quiconque. C’est lui qui m’avait dit que je pouvais devenir joueur professionnel, que je pouvais vraiment être bon dans ce sport".