Quand la WTA a sacré Ashleigh Barty n°1 mondiale en fin de saison passée, beaucoup ont levé les yeux au ciel.

La patronne officielle n’avait en effet plus joué depuis la demi-finale perdue à Doha en février face à Petra Kvitova (6-4, 2-6, 6-4). Avec les classements gelés, l’Australienne avait choisi de rester à la maison au lieu de tenter le tennis sous bulle, même pour défendre son titre à Roland-Garros, et on n’avait pas non plus eu l’impression d’un grand vide sur le circuit sans elle.

En ce début 2021, Barty aurait dû se retrouver sous la pression de devoir retrouver ses marques en matchs et de défendre son statut. Mais que nenni : la n°1 mondiale affiche une forme étincelante à Melbourne où elle a remporté un titre la semaine passée face à Garbine Muguruza (7-6 (3), 6-4) après avoir bénéficié du forfait de Serena Williams. Qualifiée pour les quarts désormais, aux dépens de Shelby Rogers (6-3, 6-4), la voilà proche de laver l’affront de 2020 où elle avait craqué en demi-finale face à Sofia Kenin (7-6 (6), 7-5).

Dans un haut de tableau dépeuplé, "Ash" ne laisse pas passer l’opportunité. "Cette pause n’a pas été un problème, et j’ai l’habitude de tirer ma confiance de l’entraînement, pas des résultats", assure ainsi Ashleigh Barty. "On s’est très bien préparé et je fais confiance à ce travail. Je sais quel niveau de jeu je peux atteindre, et puis j’ai retrouvé mes routines assez naturellement."

Athlète hors pair, magicienne raquette en mains, Barty reste un ovni dans le tennis mondial.