Paradoxalement, ce duel bien plus relevé qui attend David Goffin contre Alex de Minaur, il l’appréhende avec davantage de sérénité. 

"C’est clair qu’une partie de la pression a été évacuée contre Galan. En jouant contre un meilleur joueur, avec des automatismes retrouvés et l’intensité du match, je vais élever mon niveau de jeu", analysait le Liégeois. En face, se dresse un gamin de 20 ans (ATP 18) qui n’a pas froid aux yeux et sort d’une saison monstrueuse (avec 3 titres à Zhuhai, Atlanta et Sydney). Ce fan du Real Madrid qui s’est fait tatouer le chiffre 109 sur la poitrine (comme 109e joueur à représenter l’Australie) a également goûté à deux finales de prestige à Bâle (où Federer l’a puni) et au Masters Next Gen (21 ans et moins). Bref, il finit l’année en boulet de canon, mais peut-être un peu usé également. "Je ne l’ai jamais joué", observait Goffin. "Mais je m’attends à une sacrée bagarre avec de longs échanges. Il a un profil semblable au mien : il n’est pas très grand (NdlR : 1,83 m), assez fin, et vachement rapide." À l’entraînement mardi, Goffin s’est montré "rassurant", glissait Johan Van Herck. Et a priori, le Belge détient dans ses cordes ce qu’il faut pour mettre le jeune Aussie au tapis. "J’ai le jeu qu’il faut pour l’embêter mais ce ne sera pas facile", confirmait-il.