Sur le papier, la victoire de Daniil Medvedev pour la première fois à Marseille ne fait aucun doute. Le Russe est n°3 mondial, finaliste de l’Open d’Australie et a survolé la semaine. On pourrait même être déçu qu’il ne monte pas sur le ring dimanche face à Stefanos Tsitsipas, tête de série n°2, pour un choc de la "NextGen". Mais Pierre-Hugues Herbert est sur une dynamique incroyable cette semaine et a le jeu pour engager le combat ou même créer un exploit de plus.

Medvedev s’est retrouvé en finale après seulement un set et demi suite à l’abandon de l’Australien Matthew Ebden à 6-4, 3-0 suite à une blessure à l’adducteur droit. Issu des qualifications et également demi-finaliste en double, il a fini par casser. Peu importe pour le Russe qui continue de promener sa sérénité sur le court central et a bien l’intention de ne pas repartir avec le trophée du finaliste cette fois : "Jouer un Fançais en finale en France : là, c’est un avantage de jouer sans public ! Ce sera un match difficile dans tous les cas, mais j’aime bien être le favori, la tête de série n°1 même s’il y a de la pression."

Quand Medvedev visera un dixième titre en carrière, Herbert tentera de soulever son premier trophée en simple. Largement outsider de ce match, il devra emballer la partie par son tennis d’attaquant, prendre le filet dès que possible, raccourcir tous les échanges. Il ne part pas battu : "Je joue sans pression, j’ai trouvé de la légèreté après un début de saison difficile. Je joue à mon meilleur niveau ici, c’est le travail qui paie et j’espère réussir à appuyer là où je veux appuyer dans le jeu de Daniil même s’il est évidemment monstrueux en ce moment."