Andy Roddick, n°4 mondial et tête de série N.4, a remporté Flushing Meadow, dernier tournoi du Grand Chelem, en battant l'Espagnol Juan Carlos Ferrero (N.3) 6-3, 7-6, 6-3

NEW YORK

L’Américain Andy Roddick, tête de série N.4, a remporté l’US Open de tennis, dernier tournoi du Grand Chelem de l’année en s’imposant au terme d’une finale à sens unique face à l’Espagnol Juan Carlos Ferrero (N.3) 6-3, 7-6 (7/2), 6-3, dimanche à Flushing Meadows.

Roddick, 21 ans, qui disputait la première finale en Grand Chelem de sa carrière succède à son compatriote Pete Sampras, désormais à la retraite, au palmarès des Internationaux des Etats-Unis.

«Je suis venu à Flushing Meadows tellement souvent en tant que spectateur quand j’étais gamin que m’imposer ici aujourd’hui devant mes amis et ma famille me rend incroyablement heureux. Je ne pouvais rêver d’une plus belle journée », expliquera Roddick, acclamé par un central Arthur Ashe explosant de bonheur.

En larmes au moment de recevoir le chèque de un million de dollars promis au vainqueur, -son dauphin devant se «contenter » de la moitié de cette somme-, l’Américain semblait ne pas croire ce qui lui arrivait, embrassant tant et plus le trophée de l’US Open.

Cette année, celle de la révélation pour ce joueur surpuissant, le natif du Nebraska avait atteint, lors des trois autres tournois majeurs, les demi-finales à Melbourne et à Wimbledon tandis qu’il avait été éliminé au troisième tour à Roland Garros.

19e succès d’affilé

A 21 ans, Roddick reste sur une série de 19 succès consécutifs qui lui ont permis de remporter ces dernières semaines les tournois de Montréal et Cincinnati avant sa victoire de dimanche à New York.

Le jeune américain devient également le deuxième joueur de l’ère Open à remporter les Internationaux des Etats-Unis chez les messieurs après l’avoir déjà emporté en juniors (il y a trois ans).
Seul le Suédois Stefan Edberg avait réussi pareille performance dans le passé.

Depuis qu’il est entraîné par son compatriote Brad Gilbert (l’ancien mentor d’Andre Agassi qui a succédé en juin dernier au Français Tarik Benhabiles), plus rien ni personne ne semble arrêter Roddick.

Dimanche, l’Américain, motivé comme il ne l’avait sans doute jamais été, s’est d’ailleurs facilement imposé alors qu’il avait dû effacer une balle de match, samedi en demi-finale face à l’Argentin David Nalbandian.

Après un premier set durant lequel il prenait le service de son adversaire au quatrième jeu, le protégé de Brad Gilbert restait solide sur son service pour s’imposer 6-3.

La deuxième manche était un long chassé-croisé entre deux joueurs servant à merveille. Le jeu décisif départageait les finalistes. Ferrero commettait deux grosses erreurs de fond de court pour laisser Roddick s’envoler à 7/2.

Les longs échanges restaient très rares. Le spectacle était de pauvre qualité. Après un ultime break, Roddick s’imposait finalement 6-3 après 1 heures et 42 minutes de jeu durant lesquelles il aura livré 23 aces.

La rencontre terminée, le natif du Nebraska fondait en larmes avant de rejoindre sa famille et de tomber dans les bras de Brad Gilbert.

Pendant ce temps, Juan Carlos Ferrero, vainqueur cette année à Roland Garros, se consolait avec son nouveau statut de numéro un mondial, acquis grâce à sa place de finaliste à New York.

«Je suis évidemment très déçu de ma finale. Je n’ai pas joué mon meilleur tennis, loin de là, tandis qu’Andy a très très bien servi.
Mais bon, me voilà numéro un mondial. Ce tournoi aura tout de même été positif pour moi »
, se rassurait le Valencien de 23 ans.