Quatorze joueurs et une joueuse de l'US Open ont une progéniture

NEW YORK A l'image du Marocain Younes El Aynaoui (N.22) devenu papa pour la troisième fois d'un petit Noam Ismael le 21 août dernier, plusieurs joueurs sont également pères de famille et doivent concilier impératifs sportifs et devoirs paternels.Le fait d'être ou de devenir père est une importante source de motivation pour les joueurs qui ne cachent cependant pas leur malaise lorsqu'ils doivent s'absenter de longues semaines du domicile familial. « Ma carrière a pris une nouvelle dimension », reconnaît El Aynaoui. Avoir un enfant vous procure une motivation extraordinaire. Et même si les saisons sont longues et que l'on est souvent livré à soi-même sur les tournois, il suffit de penser à nos bambins pour retrouver de l'énergie ».

El Aynaoui, qui fêtera ses 32 ans le 12 septembre, n'a toujours pas vu son dernier rejeton en raison de ses récents succès sur le terrain mais il accepte la situation avec philosophie. « J'attends de voir mon bébé avec impatience, avoue le Marocain. J'aimerais bien être avec ma famille mais ils savent que j'ai un boulot à faire ».

El Aynaoui n'est pas le seul «papa-joueur» du circuit. Ils étaient au total quatorze dans ce cas en début d'US Open alors que chez les femmes, la Paraguayenne Rosana Neffa-De Los Rios est la seule maman engagée aux Internationaux des Etats-Unis. « Devenir papa change votre vision des choses. Pour moi, cela m'a aidé à accepter les défaites plus facilement. Quand je rentre le soir et que je vois le grand sourire de mon fils, le tennis passe au second plan... », affirme le Suédois Jonas Bjorkman, père d'un petit Max, âgé de huit mois.

Le Français Fabrice Santoro avait lui le blues mercredi alors que le tournoi était interrompu par la pluie. « Les journées sont longues car on ne joue pas beaucoup. Je pense donc très souvent à ma fille que je n'ai plus vue depuis 35 jours », expliquait-il.

A l'US Open, il aurait pourtant pu emmener sa petite Djenae, deux ans. Tout a en effet été prévu pour s'occuper des enfants des joueurs. Les organisateurs ont mis une salle à la disposition des champions et de leur famille, la «Family room», une crèche très bien équipée où des monitrices prennent les petites têtes blondes en charge pendant que papa fait son métier...

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