Après son match du premier tour contre l’Espagnol Albert Ramos remporté à la vitesse de l’éclair (6-2, 6-1, 6-1), Stéfanos Tsitsipas a eu droit à une interview un peu surréaliste où son niveau de jeu et ses ambitions dans cet US Open 2020 n’ont pas été évoqués mais plus le rapport qu’il entretient avec… ses essuies. Cette année avec la crise du coronavirus de nouvelles règles sont apparues sur les courts. Parmi celles-ci, l’interdiction pour les ramasseurs de balle de donner aux joueurs leurs serviettes. Ce qui perturbe un peu le sixième joueur mondial.

“Il faut savoir que j’utilise beaucoup mon essuie quand je joue. J’aimerais pouvoir me frotter plus souvent entre les points, comme avant, mais c’est compliqué. Je ne peux pas perturber le rythme de service de mon adversaire, c’est écrit noir sur blanc dans le règlement que nous avons reçu. Et donc parfois, quand vous allez vous éponger, votre opposant vous attend pour servir. Pour moi, cette “pause serviette” recèle une importance énorme. Je l’utilise très souvent. Cela me donne le temps de réfléchir, me donne le temps de me rafraîchir et de penser à mes tactiques. Donc je l’utilise surtout quand je sers.”

Mais chez le dernier vainqueur du Masters, la relation avec les essuies prend quasiment une tournure fusionnelle qui provient de son enfance.

C’est vrai. J’avais l’habitude d’avoir un essuie sur moi ou avec moi quand j’avais trois ou quatre ans. Je le portais toujours. C’était comme mon jouet. L’essuie a joué un rôle spécial dans ma vie. Cela me procure une sorte de confort. Et il faut aussi penser au côté pratique : ce n’est pas très confortable de jouer tout en sueur et d’avoir de la sueur qui coule sur votre visage et va dans vos yeux.”

Mais la gestion de l’essuie dans une rencontre peut aussi apporter son lot de tension comme la saison dernière quand Daniil Medvedev s’en était pris à un ramasseur de balles qui lui avait donné son essuie alors que le Russe n’en voulait pas.

“Je comprends, cela peut parfois devenir un peu frustrant, poursuit le Grec. Vous essayez de jouer votre meilleur tennis et vous demandez une balle, par exemple, et le ramasseur vous donne la serviette. Comme le tennis peut devenir très frustrant, les nerfs entrent en jeu et il n’est pas toujours facile de garder son sang-froid. Mais il faut le conserver et montrer beaucoup de respect envers les ramasseurs de balles car ils font un excellent travail. Ils rendent notre métier plus facile. J’ai un immense respect pour eux car leur mission n’est pas simple. Ils doivent gérer pas mal de choses en même temps. Je l’ai fait quand j’étais jeune et c’était très déroutant.”

Un peu comme cette interview…