Le rêve américain de Yanina s'est achevé contre Wozniacki

NEW YORK Toutes les bonnes choses ont une fin, dit l'adage. Le rêve américain de Yanina Wickmayer (WTA 50) s'est achevé samedi soir en demi-finale dans une ambiance froide après une journée maussade par une défaite contre la Danoise Caroline Wozniacki (WTA 8). Sur le court Louis Armstrong, devant deux pelés et trois tondus vu que le match de Serena Williams contre Kim Clijsters avait lieu simultanément, la jeune Anversoise s'est inclinée 6-3, 6-3.

"J'ai tout essayé" , confia-t-elle. "Je ne regrette rien. Comme je le craignais, elle a tout ramené, et moi j'en ai fait trop. Je savais que je devais être très agressive, et j'ai commis beaucoup plus de fautes qu'elle (NdlR : 40 contre 14). L'attente n'a pas été facile à gérer. Nous étions là depuis 11 h du matin et je crois que je me suis bien échauffée sept fois (rires) . Je uis même allée dormir une heure. Mais bon, cela valait pour nous deux."

Yanina Wickmayer peut se montrer ravie de son parcours sur le ciment de Flushing Meadows. Jusqu'à son arrivée à New York, la longiligne Anversoise n'avait ainsi franchi qu'un seul tour dans une levée du Grand Chelem, en mai dernier à Roland-Garros.

Et le tirage au sort connu, elle n'avait osé regarder plus loin qu'un huitième de finale contre Dinara Safina (WTA 1). Bref, elle a largement dépassé ses espérances.

"C'est l'apothéose d'une superbe tournée. Je suis très contente du niveau de jeu que j'ai affiché. J'ai joué comme je l'espérais et je me suis battue jusqu'au bout. Il y a de nombreux moments où je dirigeais les points. C'est positif pour la suite de ma saison. J'ai quand même fait une demi-finale de Grand Chelem. Ce furent deux très belles semaines à New York" , ajouta la native de Lierre, qui en a profité dimanche pour aller faire un peu de shopping avec ses 350.000 dollars de prize-money.

Cette folle aventure à l'ombre des gratte-ciel de Manhattan devrait en toute logique motiver Yanina Wickmayer à travailler encore plus pour franchir d'autres caps dans un avenir proche. Passée du Top 50 au Top 20 à la vitesse des premiers services d'Andy Roddick et sans doute galvanisée de confiance, elle possède en tout cas l'occasion de capitaliser ces prochains mois et de se faire une vraie place au soleil sur le circuit féminin.

"Une fois que l'on a goûté à ce genre de moments, on ne demande qu'à les revivre. J'ai vu ce qu'était la différence avec le top mondial, car Wozniacki, c'est le top mondial. Là, toutefois, je ne suis pas malheureuse de pouvoir rentrer à la maison afin de soigner une petite gêne à la cuisse et surtout de pouvoir enfin dormir dans mon lit" , sourit-elle, en souhaitant bonne chance à Kim Clijsters. "J'espère qu'elle gagnera. Qu'elle joue son jeu et qu'elle en profite..."



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