Clijsters et Henin entrent dans la danse au tournoi d’Eastbourne

EASTBOURNE Le compte à rebours pour Wimbledon vient en quelque sorte de se déclencher pour Kim Clijsters (WTA 2) et Justine Henin (WTA 3). Les deux diamants du tennis belge entament véritablement leur préparation pour la troisième levée du Grand Chelem ce mercredi avec leur entrée en lice au tournoi d’Eastbourne, doté de 600.000 dollars. La Limbourgeoise, tenante du trophée dans le Sussex, affrontera Vera Zvonareva (WTA 47) pour son deuxième tour, tandis que la Famennoise, qui participe pour la première fois, défiera la Tchèque Kveta Peschke (WTA 44).

“Je suis venue à Eastbourne pour trouver mes sensations sur le gazon car arriver à Wimbledon sans la moindre préparation n’a pas de sens”, confia la lauréate de Roland-Garros, qui n’a pas frappé une balle la semaine dernière, privilégiant le repos et la récupération chez elle à Monaco. “Passer de la terre battue au gazon n’est pas évident. Mon premier entraînement fut, d’ailleurs, assez frustrant car la différence est énorme. Il faut se mettre dans la tête de finir les points en deux ou trois frappes et pour moi qui ai l’habitude de bien les construire, cela ne coule pas de source.”

Lauréate de Roland-Garros pour la troisième fois, également déjà victorieuse de l’Australian Open et de l’US Open, Justine Henin ne doit, en somme, plus courir que derrière Wimbledon, pour que son palmarès soit complet. Les Britanniques, qui ont acté les forfaits de Serena Wil- liams et de Lindsay Davenport, deux anciennes lauréates, la pointent, d’ailleurs, parmi les favorites, mais elle a balayé cette assertion d’un… revers de la main.

Un match en deux ans

“Je ne me considère pas comme favorite, rétorqua-t-elle. Je pense que je suis capable de bien me débrouiller sur gazon mais je n’ai joué qu’un seul match sur cette surface ces deux dernières années, vu que j’avais dû renoncer à Wimbledon en 2004 à cause de mon virus. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de disputer le tournoi d’Eastbourne, afin d’acquérir du ryth-me. Je suis rapide et adroite sur un court mais pour gagner sur herbe, il faut aller vers l’avant. Wimbledon est un grand défi pour moi. J’aimerais bien y triompher. Ce serait génial. Qui peut prétendre avoir gagné les quatre levées du Grand Chelem ainsi qu’une médaille d’or olympique ?”
Kim Clijsters aimerait, également, connaître le bonheur de s’imposer à Wimbledon avant de prendre sa retraite, dans un avenir proche. La joueuse de Bree en a même fait, sans le clamer sur tous les toits, son grand objectif de la saison. Ravie d’être débarrassée de la terre battue, qui n’est pas son truc, elle est prête, elle aussi, à mordre à nouveau dans la balle après avoir rechargé ses batteries.

“J’ai fait un peu de tout, raconta-t-elle. Je n’ai pris qu’une seule fois ma raquette, pour disputer un double avec Brian, ma sœur Elke et mon neveu Tim. Pour le reste, j’ai aidé une a mie à peindre sa nouvelle maison, je suis allée à un barbecue chez des amis et samedi à Wembley, j’ai assisté au concert de Mary J. Blidge avec Brian. C’était très chouette, et cela m’a fait du bien. On ne se rend pas toujours bien compte mais une levée du Grand Chelem est très fatigante. Heureusement, l’adaptation au gazon s’est faite sans trop de difficultés. Les sensations sont bonnes…” conclut la Limbourgeoise, qui pourrait encore retrouver Justine Henin en demi-finale, vendredi, pour une revanche de Roland-Garros.