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Il y a 75 ans, la Belgique était libérée. Depuis, la Défense s'est toujours engagée à défendre la paix, la liberté et la démocratie dans notre pays. La façon dont elle le fait a toutefois radicalement changé au cours du temps.

L’OTAN a été créée en 1949. C’est une alliance militaire dont les membres ont promis de s’entraider si l’un d’eux était attaqué. L'attaquant potentiel n'était pas mentionné dans le traité de l'OTAN, mais tout le monde savait pertinemment bien qu’il s’agissait d’une offensive possible des armées du pacte de Varsovie.

L’OTAN a donc accordé beaucoup d’attention à la défense de l’Allemagne de l’Ouest, membre à part entière de l’alliance depuis 1955. Des générations de soldats ont également veillé à défendre, pendant des années, leur partie du territoire allemand.

Les armées deviennent plus petites

Pour se préparer à une guerre terrestre sur le sol européen, les alliés de l'OTAN ont maintenu d'importantes armées. Les forces armées belges, par exemple, comptaient 100.000 hommes dans les années 60. Lorsque la guerre froide a pris fin, de telles forces armées de masse n'étaient plus nécessaires.

Dans de nombreux pays de l'OTAN, le service militaire obligatoire a été aboli ou suspendu et les forces armées ont évolué en armées plus petites et professionnelles. Cela s'est également produit en Belgique, où la Défense compte désormais un peu plus de 25.000 soldats, soit quatre fois moins qu’à l’époque de la guerre froide.

L'armée belge est passée de 100.000 à 27.000 hommes.
L'armée belge est passée de 100.000 à 27.000 hommes. © Shutterstock.com

La Défense reste nécessaire

En 1989, d’aucuns pensent la démocratie occidentale est bel et bien installée avec la fin de la guerre froide. Malheureusement, au cours des trente années qui ont suivi la chute du mur de Berlin, le monde n’est pas resté stable. La menace aujourd'hui ne vient plus uniquement des armées régulières des États-nations, mais aussi des groupes terroristes (comme les attentats du 11 septembre à New York et en mars 2016 à Bruxelles). Les cyberattaques sur les réseaux informatiques et de communication et sur les infrastructures stratégiques peuvent également causer d’énormes dégâts. Pour défendre les valeurs de paix, de liberté et de démocratie en Belgique, la Défense belge doit donc s'adapter. Les grandes lignes de ce changement nécessaire ont été présentées en 2015 dans un nouveau plan stratégique à l'horizon 2030.

La Défense pour les prochaines décennies

Des investissements sont toujours nécessaires pour réaliser tous les objectifs définis dans ce plan stratégique. Ainsi par exemple, l'avion de combat F-16 doit être remplacé. Le gouvernement belge a donc opté pour le F-35 ultramoderne de Lockheed Martin. De nouvelles frégates et des chasseurs de mines sont également nécessaires. Le ministère de la Défense souhaite aussi investir dans des appareils modernes contrôlables à distance, tels que des drones, des navires sans équipage et des mini-sous-marins sans équipage également.

La Défense effectue, par ailleurs, de nombreuses missions sur le territoire belge. Le service de déminage de SEDEE, par exemple, élimine les témoins explosifs des guerres mondiales passées. Et dans les mois qui ont suivi les attentats de mars 2016, nos soldats étaient très visibles dans nos rues afin d’assurer la sécurité de la population belge face à une menace jusque-là inédite sur notre territoire. Mais il faut savoir que tous ceux qui travaillent pour la Défense ne portent pas l'uniforme. Le ministère compte ainsi environ deux mille civils, qui se déclinent dans une grande variété de fonctions, allant des cybers spécialistes aux traducteurs.

Les avions de combat F-16 de la Défense doivent être remplacés.
Les avions de combat F-16 de la Défense doivent être remplacés. © Shutterstock.com

Regarder en arrière et aller de l’avant

Cette année, nous commémorons les « 75 ans de libération ». La composante terrestre de la Défense a constitué une colonne historique, composée de 50 véhicules de la Seconde Guerre mondiale, dont beaucoup ont également participé de manière effective à la libération de la Belgique. Le 21 juillet, une partie de cette colonne participe au défilé national, à Bruxelles. Ne manquez pas cette occasion unique de revenir sur les événements historiques d’il y a 75 ans et sur le rôle que les forces armées belges ont joué et jouent encore pour garantir la paix, la liberté et la démocratie en Belgique. Cette colonne effectuera le parcours de la libération début septembre 2019.