Les deux stations alpines misent sur 425 km de pistes, tout en proposant des ambiances très différentes.

Une étable, du foin, un petit tas de fumier : Bienvenue à La Plagne… ou plutôt Montchavin, petit village de quelques milliers d’âmes au passé agricole, logé au beau milieu de la célèbre station de ski. "Il n’y a plus beaucoup de stations-village tels que celui-ci", précise d’emblée Jean-Marc Silva, le directeur de France Montagne, venu faire en personne la promotion de "l’authenticité". "C’est un vrai village, qui a toujours existé. Il y a encore des habitants, une école maternelle et primaire. Depuis 1975, c’est l’un des onze villages de La Plagne reliés par piste au sein du même domaine skiable."

Les skieurs qui ont en horreur le gigantisme de "Plagne Centre" ont donc trouvé l’alternative idéale. Dans le coin, pas d’hôtels pharaoniques, Montchavin ne loue que des chalets et des appartements, possède un nombre limité de bars (bondés, et donc plutôt sympathiques), et cette fameuse étable logée en plein centre. "Il y a une évolution assez nette de la demande", poursuit le grand patron des sommets enneigés de l’Hexagone. "On vient moins pour du 100 % sport. De plus en plus de gens viennent ici en hiver sans skier. Ce genre de village propose une autre ambiance, d’autres activités comme du trail, du yoga, du ski de randonnée, ou du chien de traîneau."

Petite fondue savoyarde dans un tipi ?

Le soir même, nous voilà donc sur les pistes, raquettes aux pieds pour une petite ascension. Un peu frustrant quand on vient davantage pour descendre que monter, mais la découverte de la montagne au coucher du soleil vaut largement ce petit effort. D’autant plus que, quelques centaines de mètres plus haut, trois tipis bourrés de caquelons à fondue savoyarde et de bouteilles de vin blanc attendent notre arrivée. Tout comme Lionel d’ailleurs, maître des lieux et musher de profession. Comprenez par là "dresseur et éleveur de chiens de traîneau", pas un moniteur de ski déguisé en trappeur, un authentique passionné qui vit avec ses bêtes toute l’année et semble intarissable sur cette vie d’un genre un peu particulier. On ne "devient pas musher pour gagner sa vie ou se trouver un hobby", lâche-t-il hilare, on "est musher", et on passe chaque hiver dans les montagnes à partager cette passion.

L’endroit sent le froid, le chien, le fromage, et le vin chaud qui fristouille sur le feu pour réchauffer les vaillants raquetteurs qui viennent de boucler leur (petite) ascension de 45 minutes. Le campement est simple, l’idée géniale : trois tipis sont disposés autour de l’enclos des adorables petites boules de poils blancs, et du feu, tous deux alimentés par Lionel. Bien aidés par les kilos de fromage et de saucisson mis à votre disposition, vous pouvez passer toute la nuit à discuter vie, race et alimentation des chiens en question, avant de rentrer en moins de cinq minutes à la station dans le fameux traîneau.

Voyage dans la montagne

Le domaine skiable est immense et parfaitement desservi. En dehors des semaines d’affluence, on a le sentiment de filer à travers la montagne sans le moindre temps mort. Comme souvent, les anciens champions de la région, eux, se sont reconvertis au fil des années. À quelque pas du télésiège de Montchavin, une ancienne star du "Freestyle" s’est mise à la cuisine. Moins libre, plus gastronomique. Logées dans un décor chaleureux, les quelques tables des "3 glaciers" proposent une cuisine locale et raffinée. L’alternative idéale à la gigantesque tartiflette avalée en altitude à midi et la croziflette qui se profile le lendemain. Nous serions bien restés une semaine complète au village, mais Paradiski regroupe La Plagne, Les Arcs, Peisey Valandry, et s’étend sur 425 km de piste, ce qui en fait le deuxième domaine skiable au monde en superficie, après Les 3 Vallées. Nous passons donc "de l’autre côté" pour rejoindre Les Arcs 1800.

Les Arcs 1800, héritage de Le Corbusier

Autre lieu, autre ambiance, et autre architecture. Fin des années 60, les loisirs de neige se démocratisent, il faut répondre à la demande et stimuler l’économie locale, sans défigurer la montagne. Les Arcs 1800 ont donc entièrement été conçus architecturalement pour s’intégrer dans le paysage tout en casant un maximum d’appartements. Directement inspirée par Le Corbusier, Charlotte Perriand conçoit des hôtels "intégrés". Les chambres sont nombreuses, petites, mais chaque balcon est un véritable prolongement naturel de l’espace et ne souffre aucun vis-à-vis, offrant systématiquement une vue sur les sommets ou les forêts.

L’argument marketing des Arcs est aussi clair que différent de celui de Montchavin. "Ici, 70 % du domaine skiable est au-dessus de 2000 m. Vous voulez de la neige ? Vous en aurez." Si vous n’en n’avez pas, la station vient par ailleurs de se doter d’un spa haut de gamme baptisé "Nama Springs". Situé sur ses hauteurs, il offre une vue imprenable sur les sommets, tout en barbotant dans une eau à 40 degrés ou en suant dans un sauna extérieur et vitré. La plupart des centres de détente sont bondés, ou peu équipés, celui-ci fait figure d’exception et offre un choix assez exceptionnel d’ambiances, températures, et salles de détente avec musique zen et tout le décorum habituel. Le bon plan avant de songer à aller s’alimenter.

5 bonnes raisons de se rendre à Montchavin et aux Arcs

1) La neige

Cela semble élémentaire, voire banal, mais le changement climatique dérègle les saisons et rend les séjours au ski toujours plus imprévisibles. Les stations de basse altitude diversifient leur offre et proposent donc toujours plus d’activités annexes. Les autres, en font un réel argument marketing. Les Arcs mettent donc en avant le fait de disposer d’un domaine situé à 70 % au-dessus de 2000 m. De quoi proposer un certain degré d’enneigement tout au long de la saison.

2) L’ambiance authentique

Avec son étable, son école, ses chalets et son unique magasin de location de matériel, Montchavin s’éloigne de la "simple" station de ski pour proposer une ambiance montagnarde authentique. Sans oublier ses restaurants de basse et haute altitude, généralement tenus par des familles locales, qui regorgent d’histoires et anecdotes sur les lieux.

3) Le label "Famille +"

Plusieurs stations de La Plagne disposent du label "Famille +" qui garantit un encadrement renforcé pour les plus jeunes : plusieurs espaces de jeu, la présence d’une garderie pour enfants dès trois mois, diverses activités purement familiales...

4) Le village de Tipis

Certaines activités sont plus authentiques que d’autres. On peut initialement douter de l’intérêt de faire du chien de traîneau sur une piste balisée, mais une soirée "tipis" en présence d’un authentique "musher" (dresseur et éleveur de chiens) qui se fait un plaisir de partager son expérience autour d’une fondue savoyarde et d’un verre de vin peut vous faire changer d’avis.

5) Les Nama Springs

Sports d’hiver riment désormais avec détente. Chaque station ou presque se dote aujourd’hui d’un Spa avec des degrés de qualité divers. Aux Arcs 1800, les Nama Springs misent sur le haut de gamme avec une grande diversité d’espaces/soins, et une vue imprenable sur les sommets.

(Reportage organisé par Atour France et financé par les stations de ski).