Attentat au Musée juif: 3 mois de plus pour Mehdi Nemmouche

En décembre dernier, la chambre du conseil avait décidé de maintenir l'inculpé en détention préventive pour trois mois au moins.

Belga

Mehdi Nemmouche comparaîssait à nouveau devant la chambre du conseil de Bruxelles ce vendredi à la demande de ses avocats.

La chambre du conseil de Bruxelles a décidé vendredi de maintenir Mehdi Nemmouche, l'auteur présumé de la fusillade au Musée Juif de Bruxelles en mai dernier, en détention préventive encore au moins trois mois, a fait savoir le parquet fédéral qui n'a pas souhaité faire davantage de commentaires sur l'enquête. Le parquet n'a pas souhaité non plus réagir aux affirmations de la défense remettant en cause le déroulement de celle-ci. Mehdi Nemmouche est inculpé d'assassinats dans un contexte terroriste. Il est suspecté d'avoir abattu plusieurs personnes au Musée Juif de Bruxelles le 24 mai dernier.

L'homme avait été arrêté en France. Il avait ensuite été transféré vers la Belgique en juillet dernier et écroué à la prison de Bruges.

Il est suspecté d'avoir ouvert le feu au Musée Juif de Bruxelles et d'avoir tué quatre personnes.

Il avait été retrouvé par hasard à Marseille une semaine plus tard, en possession d'une kalachnikov, d'un revolver et d'une casquette similaire à celle portée par le tueur filmé par des caméras de vidéo-surveillance.

Mehdi Nemmouche est le principal suspect de la fusillade. Toutefois, un autre homme, Nacer Bendrer, est soupçonné de lui avoir apporté une aide. Mercredi, les autorités judiciaires françaises ont décidé d'extrader ce deuxième suspect vers la Belgique.

Par ailleurs, la police fédérale a diffusé, en janvier dernier, un avis de recherche concernant un homme qui avait été filmé à Bruxelles, près de la Gare du Nord, en compagnie de Mehdi Nemmouche, quelques jours après l'attaque au Musée juif.

La défense pas contente du déroulement de l'enquête

Les avocats de Mehdi Nemmouche, l'auteur présumé de la fusillade au Musée Juif de Bruxelles en mai dernier, ont fait part vendredi de leur mécontentement par rapport au déroulement de l'enquête. Elle aurait été menée unilatéralement et plusieurs pistes n'auraient pas été étudiées, ont-ils affirmé devant la chambre du conseil de Bruxelles qui devra décider de maintenir ou non l'inculpé en détention préventive. "Nous protestons contre le fait que les lettres que notre client nous a envoyées ont été saisies", indique maître Sébastien Courtoy. "C'est complètement illégal et cela représente une violation sans précédent des droits de la défense. C'est pour cette raison que notre client à décidé d'être absent aujourd'hui."

En décembre dernier, la chambre du conseil avait décidé de maintenir l'inculpé en détention préventive pour trois mois au moins. La défense remet également en cause plusieurs éléments de l'enquête. "Notre client est censé être le principal suspect de l'attaque parce qu'il a été arrêté en possession d'un sac rempli d'armes", poursuit maître Courtoy. "Le rapport d'enquête montre que quelqu'un d'autre avait le même sac, deux jours avant l'arrestation de notre client. Il n'existe aucune preuve scientifique que notre client ait mis un pied dans le Musée juif."

Les images de la fusillade du Musée juif diffusées dans les médias ont été manipulées, selon la défense. "Le parquet fédéral ferait bien d'étudier toutes les pistes et de se pencher de plus près sur toutes les victimes", conclut l'avocat.

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