Belgique Le jeune djihadiste a déjà été mêlé à plusieurs affaires terroristes comme celle de Verviers ou l’attaque dans le Thalys.

Abdelhamid Abaaoud, dit Abou Omar Al Soussi (ou Al Baljiki), est un proche d’un des terroristes présumés de l’attaque de vendredi : Salah Abdeslam. Ce dernier, toujours en cavale, est le frère du kamikaze qui s’est fait exploser dans le bar Comptoir Voltaire, sans faire de mort.

Les deux hommes ont été incarcérés ensemble en 2010 pour des faits de petite criminalité. Ce n’est pas la première fois que le nom d’Abaaoud est lié à des affaires de terrorisme. Qui est-il ? Reprenons au début. Abdelhamid Abaaoud est un Belge de 28 ans, originaire de Molenbeek-Saint-Jean. Le djihadiste est parti en Syrie pour rejoindre l’EI en mars 2013. Il a défrayé la chronique, en 2014, pour avoir été rechercher son frère de 13 ans et l’avoir amené en Syrie pour faire le djihad.

Il est devenu une des figures les plus médiatiques du djihadisme belge en raison notamment de son activité sur les réseaux sociaux. Début 2015, peu après les attentats de Charlie Hebdo, la police belge intervient le 15 janvier à Verviers.

C’est suite à un appel de ce fameux Abou Omar Al Soussi que la police a décidé d’intervenir. Son GSM avait alors été repéré en Grèce, où il se trouverait peut-être encore, selon certaines sources. Ce serait depuis la Grèce qu’il commanditerait les différents attentats.

Quelques mois après le démantèlement de la cellule de Verviers, le nom d’Abaaoud est à nouveau associé à un acte terroriste, l’attaque à Villejuif. Le 19 avril, Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien, est interpellé après s’être tiré une balle dans la jambe. Il est soupçonné d’avoir assassiné une jeune femme à Villejuif et d’avoir projeté de mitrailler la sortie de messe d’une église dans la ville. Rien ne lie directement Abdelhamid Abaaoud à cette opération. Mais les enquêteurs le suspectent, par contre, fortement d’être impliqué dans le projet.

Le 11 août, un djihadiste français, Reda Hame, est interpellé à son retour de Syrie. Il reconnaît s’être entraîné dans un camp de Rakka avant de recevoir l’ordre d’attaquer en Europe. Le nom d’Abdelhamid Abaaoud apparaît de façon explicite. Il est désigné comme le commanditaire. Il aurait remis au jeune homme une clé USB contenant des logiciels de cryptage et de l’argent pour s’en prendre à une cible facile, une salle de concert, par exemple.

Dix jours plus tard, Ayoub El-Khazzani tente de faire un massacre dans le Thalys. Il a vécu à Molenbeek et aurait pu fréquenter notre homme. Le nom d’Abdelhamid Abaaoud revient avec insistance sans que son degré d’implication puisse être déterminé.

En outre, son téléphone a révélé des contacts avec Mehdi Nemouche, auteur de la tuerie du Musée juif.

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