Belgique

Dès janvier prochain, les CPAS de Wallonie s'attendent à une explosion des demandes d'aide sociale.

La Fédération des CPAS de Wallonie a réclamé jeudi des gouvernements fédéral et wallon des moyens pour engager au moins temporairement le personnel nécessaire à l'accueil des exclus de l'allocation d'insertion, ainsi que pour répondre à d'autres besoins urgents. "Nous pensions avoir atteint le fond, mais il est plus vertigineux encore", a déploré le président de la Fédération des CPAS, Claude Emonts, dans un énième appel à l'aide aux pouvoirs subsidiants sur ces dernières années.

Dès janvier prochain, les CPAS de Wallonie s'attendent à une explosion des demandes d'aide sociale due à la première vague de fin des allocations d'insertion, décidée par le gouvernement sortant.

Ce dernier a certes augmenté de 5% le remboursement du revenu d'intégration, mais cette diminution de la dépense des CPAS est insuffisante pour faire face à la vague, affirme Claude Emonts.

Or, vu les consignes budgétaires de la Région aux communes, beaucoup de CPAS sont sollicités pour soutenir les budgets communaux.

Dès lors, les gouvernements fédéral (en gestation) et wallon (en conclave budgétaire cette fin de semaine) sont appelés à soutenir l'engagement temporaire du personnel nécessaire pour accueillir la vague d'exclus des allocations d'insertion.

Mais ce n'est pas tout: la réforme des points APE (aide à la promotion de l'emploi), la charge des pensions, le financement des mises aux normes pour les maisons de repos (MR) et de soins (MRS) ou encore le financement des relais sociaux, contribuent aussi à peupler la "galerie des horreurs" des CPAS wallons.