Belgique

Après les revenants de Syrie, un nouveau phénomène attire l’attention des services judiciaires et de renseignements : celui des sortants de prison.

Ce sont ces détenus qui sont condamnés pour terrorisme ou pour tout autre fait de violence et qui auront d’ici peu purgé leur peine, avec parfois le risque de s’être radicalisés ou davantage radicalisés lors de leur détention en prison.

En France et aux Pays-Bas, on assiste à un regain d’intérêt pour les accompagnements individualisés des sortants radicalisés, que ce soit lors des congés pénitentiaires et même après, une fois leur peine purgée. Ces programmes individuels sont prévus pour ne pas laisser seul l’individu à la suite de son séjour carcéral tout en facilitant sa réinsertion professionnelle. Pour savoir comment se positionnait la Belgique par rapport à la mise en pratique de cet accompagnement spécialisé, nous avons interrogé Rik Coolsaet, chercheur à l’Institut Egmont, spécialiste en terrorisme djihadiste et professeur émérite à l’université de Gand.

La Belgique est-elle au point pour le programme d’accompagnement des individus radicalisés et sortant de prison ?

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