Le collège Saint-Michel appelle au calme après l'affaire du gang bang
Six élèves ont été mis à la porte du prestigieux établissement bruxellois suite à leur implication dans une "tournante".
- Publié le 03-05-2014 à 09h52
- Mis à jour le 03-05-2014 à 20h48
Six élèves ont été mis à la porte du prestigieux établissement bruxellois suite à leur implication dans une "tournante".
C'est lors d'une retraite spirituelle à Libramont, au mois de janvier dernier, que le scandale a eu lieu, comme le racontent nos confrères de SudPresse, qui révèlent cette information dans leurs éditions de ce samedi. Cinq élèves de quatrième secondaire se seraient ainsi succédé pour avoir des rapports sexuels avec une jeune fille de seize ans, visiblement consentante d'après le récit de nos confrères.
Fragilisée par de malheureux événements survenus dans son enfance, la jeune fille a été écartée de l'établissement, mais pourra présenter ses examens, contrairement à ses cinq camarades de classe, qui sont tout simplement virés. Un sixième élève, pris deux mois plus tard avec la même jeune fille dans l'enceinte de l'établissement, a connu le même sort que ses cinq condisciples.
Une décision que les parents des élèves ainsi sanctionnés trouvent unilatérale, puisqu'elle a octroyé la même sanction à des cas pourtant très différents. Ceux-ci envisagent d'ailleurs un recours en justice si l'établissement ne revient pas sur sa décision.
Reste que le collège se serait sans doute bien passé de ce scandale, fameux coup de canif dans une réputation de collège huppé de Bruxelles, où le roi Philippe et le prince Laurent ont notamment réalisé une partie de leur cursus scolaire.
Appel au respect de la sérénité des élèves
Le directeur du collège Saint-Michel de Bruxelles Paul-Benoît de Monge de Franeau ne souhaite plus communiquer sur le scandale sexuel qui s'est déroulé lors d'un voyage scolaire en janvier dernier et qui implique plusieurs élèves de l'établissement bruxellois, a-t-il indiqué samedi à l'agence Belga. Cette décision est motivée par le souci de garantir le respect de la sérénité à l'ensemble de la communauté éducative en cette fin d'année scolaire, a-t-il expliqué. Le directeur rappelle, par ailleurs, que les recours ouverts imposent un devoir de réserve.
"Comme tout établissement scolaire, l'établissement que je dirige tente de faire face, dans le respect de la personnalité de tous les jeunes qui lui sont confiés et avec le concours de leurs parents, aux défis pédagogiques liés à l'évolution de notre société", déclare M. de Monge de Franeau.
"Des événements internes à la vie du Collège, ont justifié que, au nom du Collège et de son projet, je demande à des jeunes de poursuivre leur scolarité dans une autre école. Il s'agit ici exclusivement de questions qui concernent des jeunes, leur vie privée et le collège. Ces élèves mineurs ont le droit et le devoir de poursuivre leur scolarité dans la plus grande sérénité."
