Faits divers Farid s'était barricadé avec un lit. Il ne savait pas que la porte d'entrée s'ouvrait dans l'autre sens...

BRUXELLES La nuit, tous les hommes du DSU sont gris. Et tels les chats, ils ne font pas le moindre bruit. Farid non plus ne faisait plus le moindre bruit et, ça, les policiers le savaient. Lorsque l'on est venu lui apporter ses provisions, un micro a été glissé dans le thermos. Dès qu'ils n'ont plus entendu Farid, les policiers en ont conclu qu'il s'était endormi ou à tout le moins assoupi.

Lorsque le go est donné à 3 h 30 du matin, ce sont pas moins d'une vingtaine d'hommes puissamment armés qui s'avancent dans la rue de la Madeleine. Un groupe entre par le café, au rez-de-chaussée, un autre par l'arrière du bâtiment et enfin un troisième se tient prêt sur le toit d'une Jeep munie d'une échelle pour entrer par la fenêtre.

Tout va très vite. Le groupe de l'intérieur rentre sans peine dans l'appartement. Farid avait eu beau se barricader avec un lit, il n'avait pas prévu que la porte donnant sur le palier s'ouvrait... vers l'extérieur!

Les policiers n'ont donc eu qu'à ouvrir la porte et pousser le lit avant de se retrouver nez à nez, face au forcené, assoupi dans le divan. Pendant qu'il est mis en joue et réveillé, la fenêtre s'ouvre et les hommes postés sur l'échelle s'engouffrent à leur tour.

Un tel dispositif peut paraître disproportionné mais s'explique aisément. Chacun a une tâche précise. Les uns, c'est la maîtrise du forcené, les autres, ce sont la récupération et la mise en sécurité des otages, d'autres encore s'occupent d'intervenir sur les armes. Le DSU a une nouvelle fois fait la preuve de sa grande maîtrise et de son efficacité dans cette situation de crise.

© La Dernière Heure 2005