Monde La première victime des attentats de Stockholm était une maman belge de 31 ans.

Institutrice de flûte traversière, M. (31 ans) était non seulement une musicienne douée.

Non seulement la compagne aimante du dirigeant de la même compagnie musicale. Non seulement maman de leur fils d’un an et demi. Elle était aussi psychologue du service de l’Office des étrangers et y était très engagée en faveur des demandeurs d’asile.

Vendredi, elle a été la première victime du terroriste ouzbek qui a percuté la foule en faisant une embardée avec une voiture à Stockholm. Vendredi, dans le sillage de cette dramatique attaque terroriste au cœur de Stockholm, les Affaires étrangères n’avaient aucune connaissance de victimes belges. Mais cela à changer quand la famille de M., originaire de Halle, dans le Brabant flamand, a cherché à prendre contact avec les Affaires étrangères parce que M. s’y était rendue pour aller rendre visite à une amie et que depuis l’attaque, sa famille, inquiète, n’avait plus eu de nouvelles.

Parmi les victimes qui ont succombé à leurs blessures, trois victimes - deux Suédois et un Anglais - ont pu être identifiées rapidement. Mais pas la dernière, une femme. Aucun papier d’identité n’a pu être trouvé près de son corps. Hier matin, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a annoncé qu’une ressortissante belge faisait partie des victimes de l’attentat à la voiture bélier. "Il a fallu 48h pour que la victime soit formellement identifiée par les autorités suédoises", a-t-il indiqué.

À la maison , à Halle, le bouleversement est énorme. M. était apprécié par tout le monde dans la région. Elle y vivait depuis l’été 2013 dans la commune de Lembeek avec son compagnon et leur fils d’un an et demi.

Le couple s’était construit autour de la musique. Elle donnait des leçons de flûte traversière dans un jeune orchestre, tandis qu’il le dirigeait. Depuis la naissance de leur fils, ils avaient un peu levé le pied. Cependant, la mort de M. est très dure pour les membres de l’orchestre. "Elle était si positive dans la vie", témoignait quelqu’un hier, "toujours souriante".

Le président de l’orchestre était sous le choc : "C’était une femme fantastique".