Après l'Ice-Watch, l'Ice-Phone
La firme belge de montres, aujourd'hui d'une aura mondiale, attaque un marché moins naturel. Mais tout aussi porteur.…
- Publié le 11-02-2014 à 20h43
- Mis à jour le 22-02-2014 à 23h23

De la montre tendance aux lunettes, il n'y avait qu'un pas. Et des lunettes aux smartphones et à la tablette, seulement quelques tours d'horloge, manifestement… Ice-Watch déboule en effet sur un marché ô combien porteur pour la firme du Bastognard Jean-Pierre Lutgen, oui, le frère de, dont l'agenda semble tout aussi ministériel que celui de son président de parti de frangin.
Alors qu'on savait, depuis une petite année, la marque à succès sur un projet de smartphone, le brouillard s'est enfin dissipé, et la fiche technique précisée. Les Ice-Phone (deux modèles, le Mini et Forever) et l'Ice-Tab prendront forme, dès mars, dans les rayons belges. Plus précisément dans les Base Shop, où ils auront la primeur, Base Company ayant obtenu l'exclusivité temporaire de la commercialisation de ces hits en puissance.
Alors qu'ils embarquent un hardware aligné avec la concurrence entrée de gamme, se distinguent par leur capacité à accueillir deux cartes SIM simultanément, ils reprennent ce qui a fait le succès des montres : des couleurs éclatantes, au service d'un design au prix accessible. Le smartphone Mini (3,5 pouces) ne vaut ainsi que 99 €, le Forever (4 pouces) s'échangera contre 149 € tandis que la tablette 7,85 pouces vaudra 200 €. Le tout tourne sous Android (4.2), avec des spécifications techniques décentes sans donner dans la surenchère (pas de 4G par exemple, nous décortiquerons cela plus en détail dans les pages High-Tech de votre Consom'action, lundi).
Nous ne partageons pas la rapidité avec laquelle nos confrères ont parlé de la naissance du "premier smartphone belge". Déjà, parce que Ice-Watch n'est ni le fabricant, ni le concepteur, ni même le vendeur des produits dont il est question ici. La firme a simplement cédé une licence d'exploitation à CG Mobile, société parisienne qui affiche à son catalogue des accessoires pour smartphones brandés BMW, Hello Kitty, Vespa, Hugo Boss ou Karl Lagerfeld,…
Les composants des Ice-Phone en question sont, eux, de fabrication et d'assemblage chinois (ce qui n'a rien de péjoratif, tous les smartphones le sont), alors que le concept et la commercialisation sont donc sous bannière française. La Belgique, là-dedans, n'a fait qu'accepter de prêter son image, très fédératrice, aux produits et a avalisé le tout.
"Nous sommes dans une stratégie où l'ambition est d'étendre notre marque, devenue mondiale", nous confirme Nathalie Derouanne, chargée de com d'Ice-Watch. "Nous recevons de nombreuses sollicitations de partenariats, et en rejetons beaucoup. Jean-Pierre Lutgen n'accepte que ce qui est dans les valeurs d'Ice-Watch. Les lunettes, et les smartphones, répondaient parfaitement à ces valeurs."
Le carnet de commandes atteindrait déjà, nous dit-on, les 10.000 pièces. Les Ice-Phone déboulent en mars, en Belgique et en France en guise de marchés défricheurs. Allemagne et Autriche ne tarderont pas à suivre. Avant le reste du monde ?
