Attention au dangereux "Momo challenge" qui sévit sur Whatsapp
- Publié le 10-08-2018 à 15h13
- Mis à jour le 10-08-2018 à 15h14

Un nouveau défi a vu le jour sur les réseaux sociaux et aurait déjà provoqué deux suicides.
Le Momo Challenge sévit sur l'application WhatsApp depuis quelque temps. Le concept est aussi simple qu'horrifiant. Un numéro de téléphone japonais à ajouter sur l'application, et si vous êtes (mal) chanceux, un message "Salut, c'est Momo", accompagné d'un visage tout droit sorti d'un film d'horreur vous sera envoyé. Commence le cauchemar. La personne qui se cache derrière Momo vous envoie vos informations personnelles : nom, prénom, date de naissance,… afin de vous montrer qu'elle sait tout de vous. Même si ces données sont facilement trouvables sur les réseaux sociaux, le stress est déjà présent.
Ensuite, Momo vous demande si vous prêt à jouer avec lui (elle ?), et en cas de réponse positive, il vous ordonne d'exécuter tous ses caprices. Si vous ne suivez pas ses consignes, Momo menace de "vous faire disparaître de cette planète sans que vous laissiez de traces".
Momo n'aurait pas encore été signalé en Belgique, mais cette hypothèse n'est pas à exclure, selon Olivier Bogaert commissaire à la Computer Crime Unit (CCU), l'unité de lutte contre la criminalité informatique de la police belge. "Il est possible que ça arrive chez nous. Avec les réseaux sociaux, tout va très vite."
En Argentine, une fille de 12 ans se serait suicidée, d'après la police, sur ordre de ce compte WhatsApp. Une semaine plus tard, un garçon de 13 ans originaire de Santa Cruz a été retrouvé pendu. Cependant, il se pourrait que çe soit à chaque fois une personne autre que l'originale, car beaucoup faussent leur identité pour prendre le contrôle de Momo.
Les enfants et les adolescents étant les plus touchés par ce jeu, il est important de les protéger. "Avant toute chose, si un jeune est confronté à ce genre de challenge, il ne faut surtout pas y répondre", dit Olivier Bogaert. "Les parents doivent surveiller ce que font leurs enfants sur leur smartphone. C'est parfois compliqué, mais il faut dialoguer. Mettre en place un contrôle parental en accord avec son enfant est une solution."
Il existe différentes applications de contrôle parental comme Parents dans les parages qui permettent de contrôler les applications téléchargées par l'enfant, ainsi que de limiter l'accès de certaines applications. Olivier Bogaert conclut en soulignant le rôle important de l'école. "Ils devraient parler de la dangerosité de ces challenges à la rentrée scolaire aux parents, et aux élèves."