La vieille qui voulait tuer le bon dieu, dernier roman en date de Nadine Monfils

LITTÉRATUREWALHAIN Découverte dans Les vacances d’un serial killer, réapparue dans La petite fêlée aux allumettes, Mémé Cornemuse est de retour ! L’ardente aînée s’est trouvée un poste de concierge dans La petite vieille qui voulait tuer le bon dieu, dernier roman en date de la citoyenne de Nil-Saint-Vincent qu’est Nadine Monfils.

Un ouvrage paru aux éditions Belfond. “Mémé Cornemuse, c’est un peu une cougar qui aime bien mettre la main au cul des petits jeunes, sourit Nadine Monfils, bretelles et bracelet roses mais pantalon de cuir noir. Son surnom lui vient de son amour pour les Écossais parce que ceux-ci ne mettent pas de culotte. J’ai toujours aimé ce personnage. Peut-être parce que j’ai l’impression qu’elle fait toutes les bêtises que j’ai en tête… et qu’elle m’amuse énormément.”

La voilà qui, ici, prend de l’importance. “J’ai encore envie de jouer avec elle, prévient la romancière. Il faudra juste voir si elle me parlera encore à l’avenir, si la petite flamme continuera de s’allumer. Mais si c’est comme avec le Commissaire Léon… Je pensais écrire un ou deux récits et j’en ai fait douze.”

L’histoire ? L’intrigue, plutôt. Elle est multiple. Il y a le projet fatalement malhonnête de Mémé Cornemuse, l’infidélité de Ginette, les meurtres, les organes coupés et plantés ça et là (les amateurs de camembert n’apprécieront sans doute pas), les interventions quasi mystiques de Jean-Claude Van Damme… et une multitude de rebondissements.

Le tout conté de manière colorée, comme Nadine Monfils en a l’habitude, en fait. Au point que le livre se lit pour ainsi dire autant pour la forme que pour le fond. “C’est mon petit côté Frédéric Dard, constate-t-elle. J’aime utiliser le langage populaire, celui qui est parlé comme on l’entend dans les bistrots. Ça donne un parfum du terroir, entre autres avec les expressions wallonnes et bruxelloises.”

C’est sans doute en partie ce qui explique que non seulement la citoyenne de Nil se trouve régulièrement dans les meilleures ventes mais qu’en plus, elle a souvent du succès auprès des jeunes lecteurs… qui n’aiment généralement pas lire.

Geoffroy Herens