Chastel, pas pour du beurre

Mateusz Kukulka

Il ne compte pas faire de la figuration


Le blog politique de la DH


BRUXELLES Il faudra compter sur lui. "Karel De Gucht m'a déjà confié de nombreuses missions à l'étranger. Nous nous entendons vraiment bien. D'ailleurs, entre jeudi et samedi, l'intitulé de ma compétence a changé. Sur sa proposition. Je suis passé de secrétaire d'État chargé de la préparation de la présidence belge de l'Union européenne (programmée au second semestre 2010) à secrétaire d'État aux Affaires étrangères." Olivier Chastel, le "chevalier blanc" de Charleroi - ou l'empêcheur de tourner en rond, c'est selon -, attendait ce poste. Il se retrouve au gouvernement fédéral. Il est secrétaire d'État. Pas ministre. Soit. Mais son ministre est un libéral comme lui. Il aura donc les coudées franches. "Je suis content de travailler avec un Flamand. Pour la langue, je suis des cours depuis l'été dernier." Les deux hommes devraient travailler de concert, selon les dires du Carolo. Surtout quand Karel De Gucht n'aura pas envie de faire certains déplacements. Chastel partira à sa place. Son cabinet devrait compter une quinzaine de personnes. "Nous ne sommes que cinq pour l'instant. Mais il ne faut pas oublier que nous pouvons bénéficier du travail du cabinet du ministère des Affaires étrangères. Quant à moi, j'ai dû annuler mes vacances à Malaga. Je pars déjà en mission vendredi en Slovénie, qui occupe la présidence de l'Union européenne, pour une conférence informelle des ministres des Affaires étrangères."

Le programme de l'élu carolo pour les prochaines années - si le gouvernement ne tombe pas - sera le Moyen-Orient, les échanges interculturels, la Russie, la ratification du traité de Lisbonne et, en urgence, la situation au Tibet. Quand on lui parle de secrétariat d'État "fantoche", un peu comme celui de Gisèle Mandaila, la secrétaire d'État FDF totalement inexistante politiquement (qui se souvient d'elle ?) lors du dernier gouvernement, il sourit. Un peu narquois. Il n'est pas là pour rigoler. Même s'il dit le contraire, il a quitté le collège échevinal de Charleroi pour monter au gouvernement. Maintenant, il y est. Il faudra compter avec lui. Du moins, il l'espère.



© La Dernière Heure 2008

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