Le radar laser testé en Belgique
- Publié le 20-06-2007 à 07h50

Une centaine de décideurs du monde judiciairo-policier assistent à une démonstration convaincante
URSEL C'est sur le petit aérodrome militaire d'Ursel que la démonstration a lieu. Le radar laser, invention suisse et terreur des automobilistes helvètes, est en démonstration aujourd'hui devant un parterre de policiers aussi bien fédéraux que chefs de zone locale et de magistrats.
En fait de radar, il faut plutôt parler de lidar car cela ne fonctionne pas avec des ondes radio (d'où le R) mais bien lumineuse (d'où le L). Le laser rotatif émet un rayon qui balaie la route à 70 cm du sol. Tout véhicule qui passe dans ce secteur est contrôlé. Sa vitesse bien évidemment mais son type également. Le laser renvoie ainsi une image de la structure du véhicule à l'ordinateur qui est capable de faire la différence entre une voiture et un poids lourd.
Il existe trois types d'installations. Une mobile, une fixe et une semi-mobile. Chaque installation est capable de flasher dans les deux sens avec une précision plus fine que les radars actuels. Les clichés sont pris au moyen d'appareils numériques et peuvent être très rapidement traités par un opérateur qui, à l'avenir, pourrait envoyer les P.-V. en un temps record.
L'appareil présente de multiples avantages par rapport à ses prédécesseurs. Tout d'abord, il se situe dans une gamme de prix similaire aux radars classiques. Ensuite, techniquement, il est beaucoup plus abouti. Il est indétectable par les antiradars, il est plus précis et permet également d'opérer des contrôles par tous les temps car il n'est pas sensible aux réflexions parasites des gouttes de pluie ou de la neige. Bref, rien que des qualités, pour la police en tout cas. L'avenir proche nous dira si la démonstration aura convaincu la police.
© La Dernière Heure 2007
