"Ils s'adoraient !"
- Publié le 09-01-2008 à 07h25
Renato avait fêté le nouvel an en Italie. Son fils et lui se téléphonaient 3 ou 4 fois par jour
HERSTAL Fils unique, Alain Granelli s'entendait bien avec son père. Carrossier de formation, il devait reprendre le commerce de voitures de luxe de son papa, du moins jusqu'au moment où ledit commerce a commencé à battre de l'aile.
"Ils s'entendaient bien" , explique Jean-Claude, un ami des deux hommes. "Je n'en reviens pas, j'ai passé une après-midi avec le père la semaine dernière et rien ne laissait présager un tel drame. C'est vrai qu'il y avait une petite friction entre les deux concernant une dette de jeu qu'Alain avait contractée."
Il est vrai qu'Alain Granelli jouait apparemment beaucoup et que son père avait plusieurs fois épongé les dettes de son fiston. Mais Alain affirme ne pas avoir tué son père pour l'argent. Il en veut pour preuve qu'il devait apurer une dette pour ce lundi, mais qu'il allait très bientôt toucher une indemnité suite à un accident de la route en droit.
"C'est deux-là s'adoraient, ils se téléphonaient tout le temps. D'ailleurs, pour les fêtes, Renato était chez des amis en Italie. Il y avait acheté un appartement avec son épouse pour y passer ses vieux jours. C'était un projet commun qui a perdu tout son sens depuis la mort de sa femme et il voulait donc le vendre. Pendant ces quelques jours, lui et son père se téléphonaient régulièrement, trois ou quatre fois par jour."
Alain a été inculpé de parricide et placé sous mandat d'arrêt. Il a été écroué à l'établissement péniten-tiaire de Lantin.
© La Dernière Heure 2008
